PATRIE, DONT LES INTÉRÊTS SONT RLESSÉS
Je déclare, en outre, que j’entends me pourvoir en justice contre ledit ministère, dans la personne de M. Lebrun , pour tous les dommages que leur odieuse conduite peut faire souffrir à mes affaires ou à ma personne. En foi de quoi j’ai déposé cette protestation chez M° Lufouleur, notaire, sous mon
cachet, pour être ouverte, et pour que tout usage en soit fait en temps et lieu, si le cas y écheL
Paris, le 11 septembre 1792.
« Signé Caron Beaumarchais. »
^a sixième et dernière époque de mes travaux, de mes souffrances, contenant mon voyage en Hollande et mon passage à Londres, où j’écris ce trèslong mémoire, sous le double lien d’un décret d’accusation en France et d’un emprisonnement pour dette en Angleterre, à l’occasion de ces fusils ( le tout grâce aux bontés de notre sage ministère!); cette sixième époque, dife-je, sera expédiée pour Paris dans quatre jours ; et, sitôt que j’aurai l’avis qu’elle est donnée à l’impression, ma justification ne pouvant plus être étouffée, tous mes sacrifices sont faits pour mon acquittement à Londres : j’en pars, et vais me mettre en prison à Paris . Si j’y suis égorgé, convention nationale ! faites justice à mon enfant : qu’au moins elle glane, après moi, où elle devait moissonner!