AU FOND D’UN BOSQUET
Adieu, passé, songe rapide Qu’anéantit chaque matin !
Adieu, longue ivresse homicide Des Amours et de leur festin,
Quel que soit l’aveugle qui guide Ce monde, vieillard enfantin !
Adieu, grands mots remplis de vide.
Hasard, Providence ou Destin !
Fatigué dans ma course aride De gravir contre l’incertain,
Désabusé comme Candide,
Et plus tolérant que Martin,
Cet asile est ma Propontide;
J’y cultive en paix mon jardin.