‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 71 sur 803 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

le COMTE, DRINK.

LE COMTE, arrivant par le jardin avec précaution.

Est-ce toi, Drink?

DRINK

Milord?

LE COMTE

Un mot, et je m’enfuis.

DRINK

Je vous écoute.

LE COMTE

J’avais oublié... J’étais si troublé en sortant... Mon mariage, qui se fait demain, est dans la bouche de tout le monde : on ne parle d’autre chose... Il faut empêcher qu’aucune visite, aujourd’hui surtout, ne vienne ici souffler le vent de la discorde.

DRINK

Elles ne connaissent personne à Londres.

LE comte.

Je sais que le père est fort l’ami d’un certain capitaine Cowerly, qui ne manque jamais le lever de mon oncle : brave homme, mais dont le défaut est d’apprendre le soir à toute la ville les secrets qu’on lui a dits à l’oreille le matin dans les maisons.

DRINK

Quelle figure est-ce ?

LE COMTE

Tu ne connais que lui. Du temps de la petite, il a soupé dix fois dans ce salon.

DRINK

Quoi ! ce bavard qui vous a brouillé depuis avec Laure, en lui reportant que lady Alton avait passé un jour entier ici?

LE COMTE

Où diable vas-tu chercher lady Alton ?

DRINK

Ah ! vraiment non ! c’est plus nouveau que cela.

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