Couvent où elle fut élevée
MÉLANGES EN PROSE ET EN VERS
Rions-en : car c’est Ja raison Que l’on s’en moque en ma maison.
Si quelqu’autre, plus tendre, Te fait contes en l’air ; Laisse-moi les entendre,
Car ton père y voit clair :
Je te dirai si c’est raison Qu’il soit reçu dans ma maison.
Tel excellent jeune homme ) Voit le ciel dans tes yeux ? j Dis-lui : Bel astronome !
Parlez à ce bon vieux :
Il est mon père, et c’est raison Qu’il ait un gendre à sa façon.
S’il a pour la tribune Quelque talent d’éclat, Qu’importe sa fortune?
Juge, écrivain, soldat?
Esprit, vertu, douce raison :
Voilà son titre en ma maison.
Enfin, s’il sait se faire Un beau nom quelque jour;
bis.
bis.
bis.
bis.
bis.
bis.
Surtout s’il sait te plaire ;
S’il n’est point de la cour ;
Je lui dirai : Mon beau garçon, Épouse-la dans ma maison,
11 est juste qu’en France, Fille de beau maintien, Désormais récompense Tout jeune citoyen Que l’on proclame avec raison Le digne honneur de sa maison.
bis.
bis.
bis .
bis.
Amis, chantons ma fille.
Citoyens, bonnes gens,
Soyez tous ma famille ;
Mais chassons les méchants,
Les fous, les sots ; c’est la raison Qu’ils soient bannis de ma maison.
Vous qui nommez chimères Ces biens dont je jouis,
Pour Dieu ! devenez pères :
Vos cœurs épanouis Chanteront tous : C’est la raison Qu'on ait sa fille en sa maison.
bis.
bis.
bis.