II
à Vindex. Si vous leur ôtez le plaisir de crier de temps à autre, on finira par croire à la réalité de leurs vertus. Mes chansons peuvent fournir une occasion de savoir à quoi s'en tenir sur le compte de ces messieurs et de ces dames. C'est un service qu'elles rendront aux gens véritablement sages, qui, toujours indulgents , pardonnent des écarts à la gaieté, et permettent à l'innocence de sourire.
LE CENSEUR
Hors de mon cabinet , je pourrais trouver vos raisons bonnes; ici elles ne sont que spécieuses. Je vous répète donc qu'il est impossible que j'autorise l'impression des chansons que vous défendez si bien.
COLLÉ
En ce cas, je prends mon parti. Je les ferai imprimer en Hollande sous le titre de Chansoiis que mon censeur n'a pa-fi dû me passer.
LE CENSEUR
Je vous en retiens un exemplaire.
COLLÉ
Vous mériteriez que je vous les dédiasse.
LE CENSEUR
Vous pouvez les adresser mieux, vous, monsieur Collé, qui avez pour protecteur un prince de
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l'auguste iiiaisoii dont vous avo/. si hioii fait paili'r lo héros.