‹ Œuvres comples de P.-J. BangerChapitre 45 sur 172 · LE POETE DE COUU · texte numérisé non relu

LE POETE DE COUU

COUPLKTS

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Aiii lie la Treille de sincOrilè.

On achète Lyre et musette; Comme tant d'autres, à mon tour.

Je me fais poëte de cour, [bis.)

Te chanter encore, ô Marie!

Non, vraiment, je ne Tose pas.

Ma muse enfin s'est aguerrie, Et vers la cour tourne ses pas. {bh.) Je gage, s'il naît un Voltaire, Qu'on emprunte pour l'acheter.

Prêt à me vendie au ministère, Pour loi je ne puis plus chanter.

108 CHANSOr^S

On achète Lyre et musette ; Comme tant iFautres, à mon tour, Je me fais poëte de cour.

Ce que je dirais pour te plaire Ferait rire ailleurs de pitié :

L'amour est notre moindre affaire ; Les grands ont banni l'amitié. On siffle le patriotisme ; Ce qu'on sait le mieux, c'est compter J'adresse une ode à l'égoïsme.

Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète Lyre et musette; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poëte de cour.

Je crains que ta voix ne m'inspire L'éloge des Grecs valeureux, Contre qui l'Europe conspire Pour ne plus rougir devant eux.

En vain ton àme généreuse De leurs maux se laisse attrister; Moi je chante l'Espagne heureuse.

Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète Lyre et musette ; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poëlc de cour.

DE HKHANGEU. lO'j

Dans mes calculs, Dieu! quel déboire Si de ton héros je parlais !

Il nous a légué tant de gloire Qu'on est embarrassé du legs.

Lorsque ta main pare son buste De lauriers qu'on doit respecter, J'encense une personne auguste.

Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète Lyre et musette ; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poëte de cour.

Pourquoi douter, chère Marie,

Que ton ami change à ce point?

Liberté, gloire, honneur, patrie.

Sont des mots qu'on n'escompte point, [bis.)

Des chants pour toi sont la satire

Des grands que j'apprends à flatter.

Non, quoi que mon cœur veuille dire.

Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète Lyre et musette ; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poëte de cour, (bis.)

COUPLET

ÉCUIT Si;« L.N IIECLKIL DE CIIANSONS MANUSCIUTES DE M

Aiit de la R('inil)lique.

Si j'étais roi, roi de la chansonnette, Gomme en secret me l'a dit maint tlatteui-, Votre recueil à ma ^luse inquiète Dénoncerait un jeune usurpateur.

Car les conseils qu'en si bons vers il donne Au pauvre peuple, objet de tant d'cfFi-oi, Feraient trembler mon sceptre et ma couronne. Si j'étais roi. ibk.)

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