‹ Œuvres comples de P.-J. BangerChapitre 87 sur 172 · MES JOURS GRAS DE · texte numérisé non relu

MES JOURS GRAS DE

Aiit : Dis-moi dune, mon petit llippolijte.

Mon bon Roi , Dieu vous tienne en joie ! Bien qu'en butte à votre courroux, Je passe encor, grâce à Bridoie -\ Un carnaval, sous les verrous.

Ici fcillait-il que je vinsse Perche des jours vraiment sacrés !

J'ai de la rancune de prince :

Mon bon Roi, vous nie le paîrez.

Dans votre beau discours du trône "■% Méchant, vous m'avez désigné.

C'est me recommander au prône; Aussi me suis-je résigné.

^lais triste et seul, quand j'entends rire Tout Paris en joyeux émoi , Je reprends goût à la satire :

Vous me le paîrez, mon bon Roi.

Voyez, verre en main, bouche pleine.

Fous déguisés de vingt façons, 3Ies amis m'oublier sans peine, Tout en répétant mes chansons.

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Avec eux , ma verve en démence Eût perdu ses traits acérés.

J'aurais pu boire à la clémence ; Mon bon Roi, vous me le paîrez.

Vous connaissez Lise la folle, Qui sur mes fers pleure d'ennui ; Ce soir même un bal la console .

<( Bah! dit-elle; tant pis pour lui! » J'allais, pour complaire à la belle, Nous peindre heureux sous votre loi ; Serviteur! Lise est infidèle : Vous me le paîrez, mon bon Roi.

Dans mon vieux carquois où font brèche Les coups de vos juges maudits, Il me reste encore une flèche; J'écris dessus : Pour Charles-Dix.

IMalgré ce mur qui me désole, [Malgré ces barreaux si serrés, L'arc est tendu, la flèche vole ; Mon bon Roi, vous me le paîrez.

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