‹ Œuvres comples de P.-J. BangerChapitre 96 sur 172 · DENYS, MAITRE D'ECOLE · texte numérisé non relu

DENYS, MAITRE D'ECOLE

.AïK : Il /au/ bicntùl (juitter l'cmpiit.

Denys, chassé de Syracuse, A Corinthe se fait pédant.

Ce roi que tout un peuple accuse, Pauvre et déchu, se console en grondant, ibis.) Maître d'école au moins il prime;

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Son bon plaisir fait et défaif dos lois, (his.)

Il règne cncor, car il opprime.

Jamais l'exil n'a corrigé les rois, (bis.)

Sur le dîner de chaque élève

Le tyran des Syracusains,

Comme impôt, chaque jour prélève Trois ipiarls des noix, du miel et des raisins.

Çà, dit-il, qu'on le reconnaisse :

J'ai droit sur tout, je l'ai prouvé cent fois.

Baisez la main : je vous en laisse.

Jamais l'exil n'a corrigé les rois.

Un sournois, dernier de sa classe,

Au bas d'un thème mal tourné

Met ces mots : Grand roi, qu'un dieu fasse Périr tous ceux qui vous ont détrôné!

Vite un prix au sot qui l'adule!

Mon fils, dit-il, tout sceptre est un grand poitl:-

Sois mon second, prends la férule.

Jamais l'exil n'a corrigé les rois.

Un autre en secret vient lui dire :

Seigneur, un écolier transcrit.

Là-bas, je crois, quelque satire; C'est contre vous, car voyez comme il rit!

Ce maître d'humeur répressive.

De l'accusé courant tordre les doigts.

Dit : Je ne veux plus qu'on écrive.

Jamais l'exil n'a corrigé les rois.

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Rêvant un jour que l'on conspire;

Rêvant qu'il court de grands dangers.

Ce fou, treml)lant pour son empire, A^oit ses marmots narguer deux étrangers.

Chers étrangers, dans ce repaire Entrez, dit-il; sur eux vengez mes droits;

Frappez; pour eux je suis un père.

Jamais l'exil n'a corrigé les rois.

Enfin, pères, mères, grand'mères

De maint enfant trop bien fessé,

L'accablant de plaintes amères, L'ancien tyran, de Corinthe est chassé. f/;/.s'.)

Mais pour agir encore en maître, Maudire encor sa patrie et ses lois, ibis.)

De pédant, Denys se fait prêtre.

Jamais l'exil n'a corrigé les rois. Jns.,

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