A VERDIER
Un de ses anciens apprentis qui faisait le fier
Verdier tient de moi son métier.
Il n'est ni bourgeois ni juré ,
Mais il aurait bien voulu l'être.
Il veut que moi , son ancien maître ,
Le premier, par respect , je tire le chapeau.
Ce cérémonial me paraît bien nouveau !
Puisque mon apprenti trouve tout cela beau^
40 Arnaud Daubasse
Per fa sa boulounfat you boli dins la suito , Lou capèl à la ma, dire : Moussu Verdie !
E tabe li pourta , quand li farèy bisito , De caùssidos un sat per mètre al rastelhè.
COUNTRO MOUSSU DE SEBOS
Qui boudra pla se menteni , Fasque pas coumo Sen-Sarni.
Que tangue raay dret las estèbos.
Rebuts de Mars , souldats gredins , Aro poudès fa de tourrins , Bostre regimen es de sèbos !
SUR UNO RECOLTO ABOURIBO
Déjà lou Gèl esten sa toualho , Ço que digun n'a bis jamay, Dins lou coumençomen de may, Tout lou blat al cap de la palho.
Paùres , remercias lou boun Diù Que bous fay presen d'un estiù Que nou se fay pas trop atendre Abouriù se se n'es bis un :
Touts lous usuriès se ban pendre Aban nou sio lou mes de jun.
Poésies légères 41
Pour remplir son désir, je veux bien, dans la suite, Le chapeau dans la main , dire : « Monsieur Verdier ! » Mais aussi lui porter, en lui faisant visite, Un plein sac de chardons pour mettre au râtelier. ,
CONTRE M. DE SEBES
Qui veut un solide maintien Fasse pas comme Saint-Sernin ; Qu'il se tienne droit sur les jambes.
Rebut de Mars , soldats gredins , Vous pouvez faire des tourrins * , Votre régiment est de Sèhes ^ .