‹ Œuvres complètesChapitre 9 sur 89 · AU CURE DE SAUVETERRE · texte numérisé non relu

AU CURE DE SAUVETERRE

Les Muses , autrefois, étant sur le Parnasse, A l'abri des soucis vivaient de leur travail ; Leur esprit et leurs mains formaient leur attirail. Sans craindre ni sergent , ni prévôt , ni menace ,

Tout autour d'un ruisseau frais comme de la glace, Qui toujours fournissait sa nappe de cristal , Apollon et sa lyre encourageaient le bal , Et les plus beaux espiits y venaient prendre place.

Lorsqu'elles eurent fui ce divin logement , D... les recueillit dans son appartement, Et la troupe aussitôt se trouva consolée.

Le Dieu qui, chaque jour, éclaire l'Univers, A le temps de friser sa perruque dorée.

Pendant que les nœuf sœurs font éclore des vers.

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