‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 105 sur 141 · L. jEMILIUS. II. Av.J.C.3(Jo · texte numérisé non relu

L. jEMILIUS. II. Av.J.C.3(Jo

Tous ces moyens ne procurant aucun soulagement aux maux (lui accablaient la ville , et les esprits étant di<us le

, , . , . . temple de

encore j)lus tourmejites par la recherche superstitieuse Jupiter par des remèdes, que les corps ne l'étaient par la maladie, on se souvint d'une cérémonie ancienne fort bizarre , et dont il est difficile de rendre une bonne raison. Elle consistait à attacher un clou dans un temple : clavum ^figcre. On j)rétend que les Volsiniens , peuple d'Etrurie , s'en servaient anciennement ' pour marquer le nombre des années; et que de là elle passa à Rome : on ajjpelait (^e clou cUwus aniialis. \a\ loi portait ([ue ce clou serait atlaclic le jour des Ides de septembre, c'est-à-dire K' i3,

' A nue époque siins doute où l'usage des leltres était incouuu. — L.

par le premier magistrat de la république. Dans l'occasion dont il s'agit ici, on nomma exprès un dictateur : ce fut L. Manlius Impériosus , qui choisit pour général de la cavalerie L. Pinarius. Il attacha le clou dans le côté droit du temple de Jupiter. La maladie sans doute ne put tenir contre un remède si efficace. Cette même .18. cérémonie fut renouvelée environ trente ans après, mais pour un sujet bien différent, c'est-à-dire, comme un remède contre une étrange aliénation que l'on supposa s'être emparée des esprits, et que l'on voulut regarder comme la cause de la multiplication des crimes dans la ville.

Liv. lih. 8,

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