‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 118 sur 141 · Tome Xir. Uist. Rom · texte numérisé non relu

Tome Xir. Uist. Rom

qu'il a commence. Il fut obéi , et le succès ne fut pas douteux, tant le sort des deux premiers combattants semblait avoir par avance décidé du sort des deux armées. Le combat fut vif et sanglant entre ceux qui d'abord en étaient venus aux mains autour du Gaulois: du reste les Romains ne trouvèrent aucune résistance. Leurs ennemis, avant même que d'avoir lancé leurs traits, prirent la fuite. Ils se retirèrent d'abord dans le pays des Volsques et deFalerne, puis ils passèrent dans l'Apulie, vers la mer supérieure. Le consul, ayant cchivoqué l'armée , donna de grandes louanges au jeune tribun, et lui fit présent de dix bœufs et d'une couronneii'or. Cette aventure singulière lui procura le surnom de Coivus, qui signifie corbeau, et qui passa à sa , postérité.

IjC sénat, ayant cbargé ensuite Camille de marcher contre les pirates grecs, il joignit ses troupes à celles du préteur. Mais, comme cette guerre traînait en longueur, il créa, par ordre du sénat, T. Manlius Torquatus dictateur pour présider à l'élection des consuls. Le Corvu» est choix tomba sur M. Valérius Corvus, quoiqu'il fût

«•réé consul , a'i , ^ • ^ ,. • •>

à vingt-trois absent et âge seulement de vingt-trois ans; ce qui n em-

""'■ pécha pas le peuple de lui donner ses suffrages d'un

commun consentement. Le dictateur, de son côté, fut

ravi de contribuer à la gloire d'un jeune officier, lequel,

marchant sur ses traces, s'était signalé connue lui dans

A..1. Gcii. un combat singulier. Long-temps ai)rès, Auguste crut

••9''-»'- (levoir encore honorer la victoire merveilleuse de ce

jeune et illustre Romain, et en consacrer la mémoire

en lui érigeant dans une place de Rome une statue,

sur la tête de laquelle le corbeau semblait encore vol-

li<>er. Corvus eut pour collègue M. Popillius Lœnas.

1 1 r s T o I n t: no m a l 'V f. /|f)r)

^\. VALÉRIUS CORVUS. An. R. 407.

Av. J.C. 345.

M, POPILLIUS LiENAS. IV.

Il n'y eut aucune action mémorable dans la guerre Les pirates

se retirent

oontre les pirates grecs, qui ne savaient point combattre à terre, non plus que les Romains sur mer. Etant repoussés des côtes, et l'eau commençant à leur manquer aussi -bien que les vivres, ils quittèrent l'Italie. On ne sait pas précisément quel peuple montait cette flotte, ni de quelle partie de la Grèce ils étaient venus. Tite-Iiive croit que c'est les tyrans de Sicile qui l'avaient armée : car la Grèce proprement dite était pour-Iors occupée à se défendre de l'invasion de Philippe , père d'Alexandre-le-Grand.

Une peste qui survint à Rome obligea de recourir à Pe»fe à la cérémonie appelée lectisternium.

Les habitants d'Antium établissent une colonie à Satrique, et rebâtissent cette ville, que les Latins avaient détruite.

Les Carthaginois ayant envoyé des ambassadeurs à Traité Rome pour demander à faire amitié et alliance avec les Romains, on conclut avec eux un traité. Tite-Live ne parle point d'un traité antérieur à celui-ci de plus de cent cinquante ans, conclu avec les mêmes Carthaginois, l'année même de l'expulsion des rois. Polybe nous en a conservé la teneur, aussi -bien que de celui dont il s'agit ici , qui est le second ; enfin Polybe en cite un troisième, fait dans le temps que Pyrrhus passa en Italie. Je diffère à rendre compte de ces traités lorsque je serai arrivé à la première guerre punique.

Rome.

les Carthaginois.

5oO HISTOIRK ROM A INF.

An. R. 408. T. MANLrUS TORQUATUS.

Av.J.C.344.

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