‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 33 sur 141 · SP. POSTUMIUS ALBUS · texte numérisé non relu

SP. POSTUMIUS ALBUS

Loisiugu- Lfs principaux d'entre les plébéiens souffraient avec gar/des P^inc de n'avoip aucune part à une charge pour l'érec- ^ir^bT ^^^" ^^ laquelle ils avaient combattli si vivement. Ils u. 25. en rejetaient la faute sur le peuple même , de qui ils se voyaient avec chagrin aussi peu considérés que des sénateurs. D'autres s'en prenaient à la brigue violente des patriciens; et, pour en empêcher l'effet, les tribuns proposèrent une loi qui , de notre temps , dit Tite-Live , ne paraîtrait pas pouvoir être proposée sérieusement , tant l'objet en est petit et méprisable , et qui cependant excita pour-lors de grandes disputes entre le peuple et le sénat. Tous les citoyens romains portaient une robe blanche : mais ceux qui demandaient les charges , et qui sollicitaient les suffrages des citoyens , pour se faire mieux distinguer , et pour attirer davantage sur eux les yeux de la populace , ajoutaient à leurs robes , par une drogue où il entrait de la craie, une nouvelle blancheur , qui les rendait plus éclatantes ; et de là vient qu'on les appelait ca/ididali, des candidats. Les tribuns, pour empêcher la brigue, disaient - ils , voulaient qu'on défendît aux candidats d'ajouter un nouveau degré de blancheur à leurs robes; et ils vinrent à bout de faire passer cette loi. Comme il paraissait que le peuple irrité donnerait place sans doute aux ^ plébéiens dans la nomination prochaine des tribuns

HISTOIUK ROMAINE. l ']3

iullilairt's, le sénat, par un décret, ordonna (ju'on élirait des consuls.

T. QUINTÏUS PENNUS CINCINNATUS. An. R. 3a4.

Av. J. G. 428.

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