‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 4)Chapitre 21 sur 61 · I . I • 1 eutre les · texte numérisé non relu

I . I • 1 eutre les

lui, outre ses propres troupes, toute cette multitude f„r.es du de vétérans, encore plus redoutables parleur valeur et ^^Xn'et de*' par leur expérience que par leur nombre. Lucius, de *^*^ "' '^ ^"' son coté, paraissait lui opposer des forces considérables, mais sur la plus grande partie desquelles il n'avait qu'une autorité précaire. Car, excepté six légions ([ui lui étaient attachées personnellement, parce que la plupart des soldats qui les composaient avaient été levés parmi les peuples d'Italie dont il défendait la cause, du reste il n'était servi que mollement par les lieutenants et les armées de son frère en Italie, qui ne se

1 Senatiim caligalum. Le mot caliga signifie la chaussure des simples soldats.

cius.

2/|8 HISTOTRK ROMAINE.

persuadaient pas aisément que le triumvir approuvât la guerre entreprise contre son collègue. D'ailleurs l'égalité entre les différents chefs de ces armées les rendait rivaux l'un de l'autre et les divisait. Au lieu (jue toutes les forces d'Octavien, soit celles qu'il conunandait en personne, soit celles qui étaient sous les ordres d'Agrippa et de Salvidiénus, réunies par la dépenilance commune d'un chef suprême, concouraient aux opérations de la guerre avec un concert infiniment avantageux pour le succès.

Coramenrc- Aussi fit-il cettc gucrrc avec une supériorité qui ne

nieuts de la - a i i / • • i r-. i

guerre. lut même balancée par aucune mcir-rtitude. Seulement Lucius profita d'abord de son absence pour rentrer dans Rome. Octavien était allé en Ombrie à dessein d'enlever un corps de troupes commandé par Furnius, l'un des lieutenants d'Antoine, et il avait chargé Lépidus de la garde de la ville avec deux légions. Lucius, «à qui ses projets contre le triumvirat conciliaient l'affection des plus illustres sénateurs, et qui d'ailleurs n'avait affaire qu'à un aussi méprisable adversaire que Lépidus, se présenta devant la ville, battit ce triumvir qui était sorti à sa rencontre, entra dans Rome, convoqua sur-le-champ une assendilée du peuple, qu'il harangua en habit militaire , contre l'usage constamment pratiqué jusqu'à lui; et, peu de jours après, il repartit, emportant de son expédition des acclamations populaires et un décret du sénat , faibles armes contre un ennemi puissant et alerte. Octavien, sur la nouvelle (|u'il eut que T.,ucius était maître de l-Jome, y accourut promptement : mais, en arrivant, il ne l'y trouva plus. Il prit des mesures pour mettre dans la suite cette ca-

pitale à l'abri d'une surprise; et de là il se rendit devant Pérouse, oii Lucius était déjà assiégé par Agrippa et par Salvidiénus. Voici de quelle manière les choses avaieiit été amenées à ce point.

, .-., VI A 11 I ' •■.! Lucius assit-

Salvidienus, a la tête d une bonne armée, venait de gédaDsPéla Gaule cisalpine se joindre à Octavien, son général; q^'^^J^'' et il avait à ses trousses Ventiduis et Pollion , lieutenants d'Antoine. Lucius entreprit d'aller au-devant de Salvidiénus, pour le mettre entre deux périls; mais Agrippa, qui reconnut son dessein, marcha sur ses pas, se disposant à l'enfermer entre lui et Salvidiénus, Lucius sentit le danger, et, changeant de vue, il voulut d'abord se réunir avec les lieutenants de son frère : puis , y trouvant delà difficulté et du risque, il prit un parti dicté vraisemblablement par la timidité et par l'inexpérience, et il se retira sous les murs de Pérouse, ville très-forte, pour y attendre en sûreté Ventidius et Pollion. Ceuxci, qui ne se prêtaient, comme je l'ai dit, qu'avec répugnance aux projets de Lucius, ne firent pas une grande diligence. Au contraire, les lieutenants d Octavien, actifs et ardents pour servir leur chef, suivirent de près Lucius, et commencèrent à l'environner de lignes et de tranchées. Octavien lui-même accourut en bâte. Il ne voulait pas laisser échapper la proie, qui s'était imprudemment enfermée en lieu d'où elle ne pouvait plus sortir, et il résolut de finir d'un seul coup la guerre en prenant Pérouse et Lucius. Il rassembla tout ce qu'il avait de forces pour cette entreprise décisive, et il manda toutes les troupes qui reconnaissaient ses ordres dans les différentes paities de l'Italie.

Le siège fut long et difficile. Les assiégés se défendirent avec vigueur, et les secours qu'ils appelèient du

Dio.

'i5o HISTOIRE HOMAfiVF.

deliors donnèrent bien de l'nKjniél ude aux assiés^eants. Lucius fit presser tous les lieutenants de son frère de venir le délivrer; et Futvie joignit aux sollicitations de Lucius toute l'activité de sa haine contre Octavicn. Elle était à Préneste avec un nombre de sénateurs et de chevaliers romains, et quelques corps de tronp.s rassemblés autour de sa personne. Là elle gouvernait tout avec une autorité absolue, présidant au conseil d'une part, et de l'autre donnant le mot aux soldats, et les haranguant souvent l'épée au côté. Appiau. £]|g n'épargna lien pour sauver l^ucius; elle mit en

mouvement Ventidius, Pollion , Plancus. Si elle fût pu leur transmettre sa vivacité et son feu, ils auraient peutêtre bien embarrassé Octavien. Il fut obligç de quitter le siège, et de partir avec Agrippa pour empêcher la jonction de ces trois chefs et de leurs armées. Il y réussit. A son approche, Plancus se retira à Spolète, Ventidius à Ravenne, Pollion à Rimini. Octavien opposa à chacun d'eux des troupes pour les tenir en respect, et il revint presser vivement le siège de Pérouse.

Lucius fit plusieurs sorties, toujours sans succès. Les trois lieutenants d'Antoine dont je viens déparier trou vèrent moyen de se rejoindre; mais , arrêtés pai- Agrippa , et par Salvidiénus , qui marchèrent à leur rencontre, ils n'osèrent tenter le secours. Cependant le courage des assiégés les soutenait contre les disgrâces; et ils auraient fait au moins ime très-longue résistance, si la famine n'eût rendu leur valeur inutile. Comme on ne s'était point du tout attendu dans Pérouse à un siège qu'aucun événeine'nt précèdent n'annonçait , on n'y avait fait aucune provision. Ainsi la disette bientôt devint

HISTOIRE ROMAINE. aSi

extrême. On prit toutes les précautions aussi contraires Famine dans

' . -, Pérouse.

à l'humanité qu'usitées en pareille circonstance. iNonseulement on mesura à chacun la quantité de sa nourriture, mais on la refusa totalement aux esclaves, que l'on empêchait néanmoins cle sortir de la vdle. Ainsi ces malheureux mouraient dans les rues; et on jetait leurs cadavres dans des puits et dans des fosses profondes, de peur qu'ils n'infectassent l'air par leur corruption, ou que, si on les brûlait, le grand nombre des feux n'avertît les assiégeants de la multitude de ceux qui périssaient et de la misère que l'on souffrait dans la place. Enfin il fallut céder à une nécessité qui ne connaît aucune loi: et Lucius, avant envove pour capi- Ludus va tuler avec le vainqueur quelques-uns des prmcipaux trouver Oc-

. . P • tavien pour

officiers, qui ne rapportèrent pas une raison satisrai- se remire à

., /ivii i-A r\ ,. ■ discrétion

saute, il se résolut a aller trouver lui-même Uctavien, et à tâcher de le piquer d'honneur par un procédé franc et généreux qui pût l'engager à user de clémence.

Si nous nouf. en rapportons au récit d'\ppien , Lucius parla et agit en héros; mais je ne trouve nul autre écrivain qui peigne ce personnage sous de si belles couleurs; et quelques-uns en disent beaucoup de mal. Cicéron le traite dans ses Philippiques avec le dernier mépris. Velleïus assure qu'il avait tous les vices de son frère ^ , et ne lui ressemblait par aucun endroit louable. Je m'en tiens donc sur son compte à l'idée que j'aiexprimée jusqu'ici ; et s'il est difficile de nier des faits aussi circonstancié,', que ceux qui se lisent dans Appien, il est au moins permis de croire que la vanité de Lu- '

I «"Vitiorum frytris sui consors, sed virtutum , quae interdùm iu illo erant , expers. » ( Vell. il , 74. )

-i5'2 HISTOIRE ROMAINE.

cius et Tassurance qu'il avait que le frère d'Antoine serait épargné par Octavien firent tout son héroïsme. Il sortit de la place, et s'avança vers le camp des assiégeants, sans prendre aucune autre précaution que d'envoyer avertir Octavien de sa venue. Celui-ci accourut au plus vite à sa rencontre. Il y eut combat de politesse entre eux. Lucius voulait entrer dans les retranchements, afin de se mettre au pouvoir de son vamqueur. Octavien ne le souffrit point; et 11 se hâta de sortir de ses lignes, afin que celui qui lui demandait la paix parût le faire librement et rester maître de son sort.

Le discours qu'Appien met dans la bouche de lAicius en cette occasion respire la grandeur d'ame. Ce chef si malheureux n'y paraît nullement occupé du soin de se justifier, et il ne témoigne d'inquiétude qu'au sujet de ceux qui se sont attachés à lui. Il se fait honneur d'avoir eu le des-sein d'abolir le triumvirat, et de rétablir le gouvernement républicain, au préjudice même de son frère, s'il ne l'eût pas trouvé assez é(juitable pour se prêter au bien de la patrie; et il décharge pleineïnent ceux qui l'ont suivi, en disant qu'il les a trompés, I et qu'il leur a présenté un point de vue tout autre que

celui qu'il envisageait véritablement. Il conclut en se livrant à la vengeance d'Octavien, pourvu que les innocents soient épargnés.

«elles pa- Octavieu , à son tour, affecta de la générosité. « Vous tavïen.quî «"16 désarmcz, dit -il à Lucius, ])ar la noblesse et la n emiieeiicut ^^ f,'anchise de votre façon d'agir. Si vous aviez prétendu

pas qu 11 ne ■> ti i

fasstdes «capituler avec moi, vous me doiniiez alors toute li-

exccutions '

saugiautc^. « bcrté d'uscr du droit de la victoire; mais en remettant « h ma discrétion votre sort et celui de vos amis et de

a VOS soldats, vous me forcez de considérer ce qui est « digne de moi, et non plus ce que vous méritez; et « votre cause ne pouvait devenir meilleure qu'en se joi- « gnant a l'intérêt de ma gloire. »

C'étaient là de belles paroles ; mais je ne vois pas que dans la réalité la clémence d'Octavien ait été audelà de ce que lui dictait sa politique. Il traita honorablement Lucius, parce qu'il craignait trop Antoine pour ne pas ménager son frère. Il ne fît souffrir aucune peine aux soldats, soit vétérans, soit nouveaux, parce que ses propres troupes en auraient été offensées. Mais pour ce qui est des gens qualifiés, sénateurs ou chevaliers romains, dont il redoutait l'attachement persévérant à la liberté de l'ancien gouvernement, il ne leur fit aucun quartier. Si quelques-uns voulinent lui demander grâce ou s'excuser, il ne leur répondit que ce 5,,^^ ^^^^ mot barbare,// /««/^ mourir. La reconnaissance qu'il ^- ^^■ devait aux services que Canutius ^ lui avait autrefois rendus contre Autoine, étant tiibun du peuple, ne put sauver de la mort cet ancien serviteur et ami, mais sans doute trop zélé républicain. Enfin on rapporte même SendeClem, que sur le nombre de ceux qui tombèrent sous sa puis- suet. nio. sance en cette occasion il en choisit trois cents des plus distingués ponr être immolés comme des victimes ,1e jour des ides de mars, au pied d'un autel érigé en l'honneur de César. Il est vrai qu'il feignit d'avoir été forcé à ces actes de vengeance par les clameurs de ses soldats; mais c'était lui qui les excitait sous main, et personne n'était trompé par ce grossier artifice : lui seul est demeuré chargé de tout l'odieux d'une si horrible bon

' Je suis Appien et Dion. Selon une des preutière.s victimes de la Velleius, it , 64, Canutius avait été . piosciiptiua tnuinvirale, ■■■..'•>

chérie. Telle est l'inhumanité à laquelle est capable de se porter un caractère comme celui d'Octavien , fin et rusé, rapportant tout à lui-même, insensible à l'amitié, aux bienfaits, à ia pitié. Il se montre ici sanguinaire sans emportement, comme il devient dans la suite bienfaisant sans bonté. ^ .„ , Par rapport à la ville de Pérouse, Octavien suivit

La ville de ' '

Pérouse ré- toujours la même maxime d'abattre les têtes et d'épar-

duitcenceu- ' ^ '

dres pariiu giier la multitude. Les sénateurs de cette ville infortu-

accideiit im- / c • \ i

prévu. née turent tous mis a mort, hors un seul, qui avait été à Rome l'un des juges de Brutus et de Cassius, et qui s'était distingué par son ardeur à h^s condamner. Le plan d'Octavien était, en accordant la vie fju reste des citoyens, de livrer la ville au pillage pour récompenser ses soldats. Un accident qu'il n'avait pu prévoir Veii. II, 74. €'n décida autrement. C'estius, l'un des principaux habi- M'i"an- taiits (]e Pérouse, homme d'un cerveau mal rangé, s'avisa, par un désespoir fou, de mettre le feu à sa maison, et de se jeter ensuite au milieu des flammes, après s'être percé de son épée. fbmme il faisait grand ■ •■ vent, le feu gagna les maisons voisines, et, s'étendant

de proche en proche, il consuma toute la ville. Le parti de Octavicn avait bien prévu que la prise de I.Aicius Lucius ab- terminerait la fijucrre. Après ce coup décisif, tous les

soluineut ne- O I 1 ^

truit en ita- lieutenauts d'Autoinc uc sontjèrent (lu'à s'enfuir de l'Italie. Fuite de d l

Tib. Néron, lie. Quclq ues-uus passèrcii t en Grèce et en Orient pour

mari de Li- \ 1 1 / i i-k»

vie, et père aller sc rendre auprès de leur gênerai. D autres cher-

de Tempe- . ^ , , • • 1 ici 1

reur Tibère, chcrent un asyle plus voisin dans la bicile, sous la pro- Suet. Tib.'t tection de Sex. Pompée. Parmi ces derniers la singularité de l'aventure lend surtout remarquable Tibérius Néroii, mari A^é Ijivie, et père de l'einpi reur Tibère. Constaitiment attaché au parti républicain depuis la

mort de César, il avait servi avec zèle Lucius, comme la seule et dernière ressource de la liberté. Pendant le siège de Pérouse, il était en Campanie, chargé de tenir le pays sous l'obéissance de Lucius. Après la victoire d'Octavien, il essaya encore de résister par lui-même; et, pour augmenter ses forces, il alla jusqu'à promettre la liberté aux esclaves qui le suivraient. Mais, surpris par la diligence du vainqueur, qui venait à lui, il prit le parti de se sauver en Sicile. Ce ne fut pas sans risque. Il ennnenait avec lui sa femme et son fils Tibère, alors âgé de moins de deux ans, et encore à la mamelle. Obligé de cacher sa marche pour échapper à ceux qui le cherchaient, il pensa deux fois être trahi par les cris de cet enfant, qui devait être un jour le' successeur de celui dont la vengeance était alors si redoutable pour toute sa maison.

Toute ITtalie reconnut ainsi la loi d'Octavien. Il res- Appiaii. tait encore du côté des Alpes une armée forte de plusieurs légions sous les ordres de Calénus. Ce lieutenant d'Antoine étant mort tout à propos, Octavien n'eut aucune peine à attirer à soi des légions ((ui se trouvaient privées de leur commandant. Fufius,^fils de celui qui venait de mourir, les remit lui-même à Octavien.

On peut juger quelle fut la confusion et la rage de Fuitpetmorr Fulvie lorsqu'elle vit tous ses projets avortés, tous ses efforts rendus inutiles, et celui qu'elle haïssait sorti victorieux et triomphant de tous les périls qu'elle lui avait suscités. Elle alla cacher sa honte et son dépit dans la Plut inAnt Grèce, d'oii elle écrivit des lettres lamentables à Antoine, qui était alors h Alexandrie, déjà enchanté, comme nous le dirons bientôt, par les charmes séducteuis de Cléopatre. Il vint ; et , ayant appris que la pria-

cipale cause de la guerre de Pérouse était la jalousie et l'esprit intrigant de Fui vie, il la traita fort mal; et, eu partant pour l'Italie, il la laissa malade à Sicyone, où bientôt après elle mourut de chagrin.

Cette mort, causée par un dépit furieux, se rapporte parfaitement à toute la conduite de sa vie; et ce que nous en avons raconté fait bien sentir avec quelle justesse de pinceau Plutarque l'a dépeinte, lorsqu'il a dit que ce n'était pas une femme à se renfermer dans les soins de filer sa quenouille et de régler son ménage ^ Il ne lui suffisait pas même de gouverner un mari qui fût simple particulier; il fnllait que, commandant aux autres, il lui obéît, et que, général d'armée, il la reconnût elle-même pour généralissime. Ainsi Cléopatre avait de grandes obligations à Fulvie, de qui Antoine avait appris à se laisser maîtriser par une femme. Elle le reçut des mains de cette épouse altière tout façonné au joug, et accoutumé de longue main à le porter. Fulvie avait eu pour premier mari Clodius, qui fut tué par Milon; ensuite Curion, qui périt en Afrique; et en troisième lieu Antoine.

iuiie, mère Julie , mère de ce triumvir, dame d'un caractère bien sesaiiveen différent de celui de Fulvie, et plus respectable encore sèx.vom-' P'*'' s^ vertu (jue par son rang et par sa naissancf^, ne pee la fait ^^.^^ ç, j^yQ,,. dcuieurer en Italie lors(iue le parti de

liasscr eu r il

orecc. gj^ju fj|g y était détruit; et, quoiqu'elle n'eût absolinnent rien à craindre de la part d'Octavien, elle aima mieux

' où TaXaoîav , cù(5" oixoupt'av <Pcy).Sia rri; Avtwv'.cj yjvai/.oopa-

çpovoùv yûvaiiv, cù'5" àv^pô; ùî'i&ircu -rl%: s'jei/.eiv , tïxvu ■/j.iorr.Hr, jcal tzs.-

y.paTsTv àÇioûv , à)."/,' àp/cvTO; àpytiv, TTai'W.yojYr,ac'vc,v in' y.iyr,; àx.pcà-

y.ai çpa.Tr)YoO>To; ç^o.r-r^yivi ^o'j>.6- abxi -^wy-iiiôfi 7Tapa,>.(xbc!Joav aùrJv.

u-Evov (içs KXaoTïârpav ^i<J'aaxàAi5'. (l'i.ur. iu Jnton.)

se fier à Sextus Pompée, et passa en Sicile. Sextus la Lucius est reçut très-honorablement, et lui donna une escorte de Esi!Iguep°r plusieurs vaisseaux pour la conduire en Grèce. av?c1e'titre

Octavien tint quelque temps Lucius auprès de lui 'leproconsous une bonne garde, qui passait néanmoins pour cor- Ap^ian. tége, et qui Taccompagnait comme par honneur. Bientôt un tel prisonnier l'embarrassa en Italie, et il l'envoya en Espagne avec le titre de proconsul, mais sans aucune autorité réelle. Toute la puissance était entre les mains de ses lieutenants, Sex, Péducéus et Carrinas, qui devaient répondre à Octavien de sa personne et de sa conduite. Depuis ce temps l'histoire ne fait plus mention de L. Antonius.

La prise de Pérouse et les faits que j'ai racontés à la suite tombent sous l'année où Domitius Calvinus fut consul pour la seconde fois avec Pollion. Mais, avant que d'achever le récit des événements de cette année, il nous faut revenir à la précédente, et suivre /\.ntoine dans ses courses en Grèce et en Orient après la, bataille de Philippes.

La conduite qu'il tint dans la Grèce lui concilia tout- Conduite

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