DU RECTEUR
RECTORIS.
Nous Chari.es Coffin, Recteur de rUniversUé de Paris , à tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.
Quoique la récompense du travail soit une justice, que l'on ne peut raisonnablement refuser à personne , cependant l'Université de Paris , plus sensible à l'honneur qu'à l'intérêt , a toujours vu à regret ses professeurs recevoir de leurs disciples un honoraire que la nécessité pouvait excuser, mais qui dans le fond était peu convenable à la dignité des Lettres.
Il est vrai que l'Université jouissait, presque dès sa naissance, de la propriété des Messageries , dont la possession lui a été confirmée par les é dits et déclarations de nos rois ; et depuis long-temps elle en destinait le produit à l'entretien des maîtres et au soidagement des étudiants.
Mais ce fonds, quoique assez abondant par lui-même, ne lui avait pas apporté jusqu'à -présent un revenu suffisant pour assigner une pension honnête à chacun de ses professeurs.
Il était réservé au roi d'éterniser la mémoire de ses premières années, par l'accoraplissement d'un si glorieux dessein. Enfin, grâces à Dieu , par un effet de l'auguste protection que le grand prince qui gouverne la France accorde si généreusement aux sciences et aux savants , le roi , qui devient déjà le père desLettres en même temps qu'il en est le plus digne élève, consultant également la bonté de son cœur et la justice de nos droits , a voulu que cet ancien patrimoine de l'Université fût augmenté jus-
Nos Carolus Coffin, Rector universi Studii Parisiensis , omnibus prœsentes litteras inspecturis, Sa-