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OUVRAGES PERDUS OU FAUSSEMENT ATTRIBUÉS A D'AUBIGNÉ

Nous trouvons d'abord parmi les œuvres de la jeunesse de d'Aubigné le ballet de Circé, composé en 1576; il n'en est resté aucune trace.

La plupart des nombreux écrits polémiques ou théologiques sortis de la plume de d'Aubigné paraissent avoir été détruits soit du vivant de l'auteur, soit par ses exécuteurs testamentaires et même plus tard. Nous citerons en ce genre :

!• Le traité De Oissidiis Patrum, cité dans Sa Vie à ses enfants. Voir notre tome 1, page 74;

2 Un Mémoire cité également dans Sa Vie (page 78) et dont l'auteur dit qu'il « a toujours estimé cest escrit le plus heureux de tous les siens ; »

3 Un livre cité dans une lettre de d'Aubigné à ses filles (tome I, p. 447) et qui « estoit des moyens de reunir les esprits à une religion. » Nous ne croyons pas devoir reconnaître ce livre dans l'ouvrage suivant dont voici le titre in txttnso :

Libre | discours sur | l' Estât présent | des Églises

reformées en | France, auquel est première | ment traicté en gênerai des | remèdes propres à compo | ser les differens en la Reli | gion à leur naissance, puis en ) suitte ceux qui sont pro | près pour esteindre le schis | me qui est auiourd'huy en | tre les François, tant en ce | qui concerne la Religion | qu'en la Police, | MDCXIX, sans heu, in-ia.

Au bas du titre, ces mots ont été tracés par un contemporain : Par le y d'Aubigny.

Nous avons reconnu aussi que « l'Instruction d 'Estât et advis salutaires aux Princes, Republique et Peuples, » que nous nous proposions de publier (Voir notre Introduction, p. xn), n'était pas de d'Aubigné. Le Roman que nous avons cité au même endroit, comme œuvre inédite : a Suite des amours du brave cavalier, le fort Loys et la belle dame Rochelle, » a été imprimé. La Bibliothèque de la ville de la Rochelle en possède un exemplaire.

Ajoutons encore, pour être aussi complet que possible, l'indication de « quelques livrets anonimes ou imprimez soubs d'autres noms, » donnée par d'Aubigné lui-même dans une lettre à M. Goulard (tome I, p. 473), livrets auxquels il semble faire allusion dans un passage de Y Histoire universelle.

Viennent ensuite plusieurs livres d'Epigrarnmes latins, cités dans l'avis Aux lecteurs qui précède les Tragiques (tome IV, page 9). Nous ignorons si ces épigrammes sont les mêmes que les Epigrammata contenus dans le volume VI des manuscrits de Bessinges (Voir ci-dessus) et que le cadre de notre édition ne nous a pas permis d'y insérer.

Nous doutons également que les « Espitres famillieres » citées dans Sa Vie (tome 1, page 93) soient

celles que nous avons imprimées sous le titre de Lettres familières (tome I, pp. 3 f 1-370).

Notons enfin parmi les écrits mentionnés par d'Aubigné : i° un « Abrégé de Logique en françois » (tome I, p. 44f); 2° un écrit « Sur les commettes » (tome 1, p. 447).

Le Bulletin de la Société Je F Histoire du protestantisme français (année 1863, p. 362) contient la note que voici : « On lit dans une lettre d'un certain Branchas à Peiresc, datée de Courtezon près Orange, le 7 novembre 163 1, le passage suivant : « D'Aubigné a faict « aussi les Divers prodiges de ce temps en vers et quel- « ques autres livres en latin, lesquels M. le Gouver- « neur m'a dict avoir veu à Leyden. Le tout se trouve « chez un libraire de Lyon, nommé Pierre Ravaut. »

Quant à la satire en prose « dans le goût de Sancy 1 publiée en 1873 par M. Ch. Read, sous le titre de VEnfcr, comme étant de d'Aubigné, rien ne prouve qu'il en soit véritablement Pauteur.

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