SA VIE A SES ENFANTS
Page ). — Le début de la Préface est assez obscur. En voici le sens général : « Les vies des empereurs et des grands écrites par les anciens ne peuvent guère servir qu'aux empereurs et aux grands. On y voit en effet la lutte et le triomphe du pouvoir contre des égaux (prejfes du cofiè) ou des inférieurs (foujlevements du dejfous) ; mais on n'y peut apprendre la résistance à une puissance supérieure, qui vous écrase (porter Us fardeaux du iejjus.) • Henri IV craignait cette lecture pour les siens; celle de Tacite, à son avis, enflait le courage et inspirait l'esprit de révolte : aussi conseillait-il à Neuvy de lui préférer quelque vie d'un compagnon de son rang. C'est ce conseil que suit d'Aubigné en écrivant sa Vie. — Rapprocher ce passage d'une lettre de d'Aubigné (p. 274) : « Ceux de la Ligue, defquels je dis, comme des Reformez, qu'ils ont eu à combattre yâ/- eux, aux eofiés & dejjbus.» Voir aussi p. 395.
— de l'antiquité. Var. t dans l'antiquité (td. L. La la n ne).
2l6 NOTES ET VARIANTES, T. 1, P. 4-7.
P. 4. — Neuvy. Les seigneurs de Neuvy étaient une des nombreuses branches issues de la maison de Montmorency. Celui dont il est ici question, maître de camp dans l'armée du roi de Navarre, fut tué en 1589 au siège de Villebois.
— prinft l'effort. Var., ne prist l'essor.
VHiftoire Vniverfeïïe de d'A. embrasse tout l'intervalle du temps qui s'étend de l'an 1550 à l'an 1601. L'auteur Va dédiée à la Pofienté.
— vous donnent fans envie l'émulation. Var. , vous donnent de Penne.
— d'eftre de leurs gardiens. Var., d'estre leurs gardiens.
P. 5. — L'an 155 1. D'A. commence toujours l'année à Pâques; il faut donc lire 155a. Ce ne fut qu'en 1564 que l'ordonnance de Roussillon fixa le commencement de l'année civile au I er janvier; et de plus, à Genève, l'ancien calendrier resta en usage pendant tout le xvn* siècle.
P. 6. — Jean Cottin, né à Gisors, adopta les rêveries des Anabaptistes et fut brûlé à Rouen en m 59.
— Peregim. Var., père Gim.
— I e àijparut. Var., disparut.
P. 7. — Matthieu Beroalde (Beroal ou Brouart), savant théologien et chronographe, père de François Beroalde, sieur de Verville, auteur du Moyen de parvenir, naquit à Saint-Denis vers 1520 et mourut ministre à Genève en 1573. — Une note de la nouvelle édition de la Croix du Maine et Duverdier (donnée par Rigoley de Juvigny en 177a), t. 1 1, p. 104, fait allusion à ce passage : « Il court une vie manuscrite du grand-père de M m# de Maintenon, le fameux Th.-Agr. d'Aubigné, faite par lui-même, où il est parlé avec éloge de M. Beroalde qu'il dit avoir eu pour précepteur. »
— perdre quelque chofe pour celuy qui vous a tout donné. Dans son Teftament (p. 119) d'A. montre qu'il n'avait pas oublié ces paroles de Beroalde : • Sur tout je les exhorte [ses enfans] à l'amour de Dieu, à... affeâer de perdre tout pour celui qui a tout donné. •
— ayant recouvre'. Var., ayant recouvert.
— Prefidenr l'Efloile. Cest le père de l'auteur du Journal de Henri III.
— Cour once, commune deSeine-et-Oise,à jo kil. d'Étampes.
— luy firent voir. Var., luy firent entendre.
F. 8. — à la. compagnie. Var., de la compagnie.
— Milly, chef-lieu de canton, à 26 Icilom. d'Étampes.
— Il fout que je meure ou que je vous fauve tous. Var., Il faut que je vous sauve tous.
— ce petit homme. Var. ? ce petit enfant.
— La Ducheffe de Ferrare. Renée de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, veuve du duc de Ferrare, Hercule d'Esté, fut une zélée protectrice des Réformés. Il ne tint pas à elle d'arrêter le massacre de la S* Barthélémy. C'est elle qui adressa au duc de Guise ces prophétiques paroles « Si j'enfle eflé à la Cour, je l'aurois bien empefché, fe cette playe faignera longtemps, d'autant que jamais homme ne s'eft attaqué au fang de France, qu'il ne s'en foit trouvé mal. •
P. 9. — (1 56)). Sur la fin de Vannée. C'est à dire au commencement (5 février), comme nous l'avons expliqué ci-dessus.
P. 10. — le Conefiable, Anne de Montmorency, un des prisonniers de la bataille de Dreux (19 déc. 1563). La paix qui suivit, et à la négociation de laquelle prit part le père de d'A., fut signée le 12 mars 1563.
— les ayant amener. Var., les ayant mener.
— i/ n'y eut que Hx qui teindrait promejfe & fautèrent dans le retranchement. Var., il n'y en eut que six qui tmdrent leur promesse dans le retranchement.
— la Caufe, c'est-à-dire la bonne cause, le parti protestant. C'est à dater de septembre 1 568 que Içs Protestants donnèrent ce nom à leur parti, et ce fut à partir de Pédit qui suivit la paix de Chàtenay (6 mai 1576), paix de Monsieur, que la religion protestante fut qualifiée de « prétendue réformée. •
— Chancelier en la Caufe. Var., chevalier en la Caufe.
— & (Tefire véritable ami. Var., et (Testre véritable. Ainsi.
P. 11. — & explicquoit une langue en l'autre fans lire, etc. Var., et explicquoit une langue sans lire, etc.
— des Orbûies. Allusion au plagosus Orbilius d'Horace (Êpitres, II, 1, vers 71). Var., des obstacles ou des œbalies.
P. 12. — à tel contre cour, Var., à tel cour.
2l8 NOTES IT VARIANTES, T. I, P. I2-lf.
— pajfant la tefie vers l'eau pour paffer f es larmes. Var., penchant la teste vers Veau pour appaiser ses larmes.
— & Vamas de fes defplaifirs l'emportoit à cela. Var., et Tamas de ses desplaisirs, sans plus.
— Monfieur F Amiral. Gaspard de Coligny.
— de quand ils partir oyent. Var., quand ils partiroyent.
P. i). — Reau, Réaux, commune de la Charente-Infér., près de Jonzac.
— perçea maugré toute la compagnie. Var., perça tourte la compaignee.
P. 14. — Pons, chef-lieu de canton du même dép., non loin de Saintes.
— ti Vajfaut b à la prife. Var., à l'assaut & de la prise.
— Jajeneuil, dans la Vienne, à 28 kilom. de Poitiers et a 6 de Lusignan.
— La bataille de Jarnac fut livrée le 1 3 mars 1 569 ; le combat de la RocheabeiUe est du 2\ juin, et la bataille de Moncontour du ) octobre de la même année.
Des quatre-vingts cavaliers, qui avaient suivi le baron de Savignac dans la folle aventure que d'A. met au nombre des « amufements de Xainétonge, • cinq hommes seulement échappèrent: les capitaines Casenauve, La Chapelle it d'Aubigné, un simple soldat et le baron. Ce « Savignac eftoit tellement paralitique depuis les cuifles en bas, qu'il n'avoit touché du pied à terre, il y avoit dix ans; en tel eflal fon cœur le portoit de cercher à cheval toutes occafions de combattre. »
— l'Auberdemont ou l'Aubert-de-Mont, dont on a fait Laubardemont, dans le Bordelais. — Le confluent de Vlsle et de la Drongne ou Dronne est près de Coutras, dans la Gironde.
P. 15. — au quay. Var., au guays (gué.)
— (Tune rustique liberté. Dans la préface de son Histoire universelle d'A. dit de lui-même « lors plein des franchifes fc feveritez de mon village. »
— forcée par la vertu de Boifrond. « Boifrond voiant les fiens qui faifoient à la barrière pour plaifir, p refente le terrier à un [cheval] turcq, qui en donnant du ventre fit fe relevant gravit
NOTES ET VARIANTES, T. I, P. lf-21. 2IO,
fur le haut; là deflus aiant fort peu de terre pour prendre pied, il franchit la barriquade. • Hift. unir., I, col. 25.
P. 16. — Archac et plus loin À r chine, dans la Charente- In fer., entre Jonzac et Pons.
— eftant en pourpoint. D'A. se montre souvent l'esclave d'un misérable point d'honneur. Voir p. ex. page ja.
— enlevant. Var., en levant.
— à la fin du 24* chap. Dans l'édit de « 626, c'est au 37* chap. que se lit cette prise, ou plutôt surprise, de la ville de Pons.
P. 17- — La paix des troifiefmes guerres, paix de Saint- Germain, signée le 8 août 1570.
— peu d'argent. Vaf., un peu d'argent.
— fe rallia avec les héritiers prétendus, de peur de paier. Var., se railla, avec les héritiers prétendus, de payer,
P. 18. — fon Printems. Voir notre tome III.
— en lajaifon des nopees, de Henri de Navarre avec Marguerite, sœur du roi.
— ce qui luy fit quitter Paris. Voir ci-après nos Notes, t. IV, p. 227.
P. 19. — ne donnoit pas le courage & f * entendement , mais les prefioit. Cette observation, conforme à la doctrine de la grâce, est familière à d'Aubigné.
— Boijanfi, Beaugency, dans le Loiret; — Mer, dans le Loiret-Cher, près de Blois; — Talcy, à 9 kilom. de Mer.
— fa mai/on prés d'Eflampes, le domaine de Vignay, que Michel de l'Hôpital avait acheté peu après avoir reçu les sceaux.
— ou pour luy, ou pour ceux qui s'en ferviroyent contre luy. Var., ou par lui, ou par ceux qui serviroient contre luy.
P. 20. — Beoce, la Beauce.
— ayant failli de le tuer. Var., à le tuer.
— enfejettant à quart. Var., à quartier.
— pour vouloir venir mourir. Var., pour aller mourir. P. ai. —Ses parens, les parents de son adversaire.
— TEvefque d'Orléans, Mathurin de la Saussaye.
— fait renoncer... tous les articles de la Papauté'. En ce temps de fanatisme, le plu6 glorieux trophée pour le vainqueur, c'était
d'arracher à son ennemi vaincu une abjuration ou une capitulation de conscience. Voir ci-après, p. $$.
— le Chevalier Sahnaty. François Salviaty, oncle de Diane: il était chevalier de Malte.
— Postel. Guillaume Fostel, né en 1510 à Dolerie (diocèse d'Avranches), mort fou à Paris en 1581. Médecin, théologien et surtout visionnaire, il rêva que Dieu l'avait chargé d'unir tous les hommes sous un même roi et une même croyance.
— la paix de la Rochelle, signée le 6 juillet 157). — Afonsieur, François, duc d'Alençon.
P. aa. — le Conte de Montgomery, celui qui, dans un tournoi, blessa mortellement Henri 1 1 . Réfugié d'abord en Angleterre, il embrassa la Réforme et devint un des chefs du parti. Condamné à mort par le parlement de Paris, puis gracié, il fut fait prisonnier dans Do m front par le maréchal de Matignon (1574) et exécuté au mépris de la capitulation qui lui promenait la vie sauve. Voici cependant ce que dit d'A. à cet égard : • Par Pentremife de Vaflai la place fut rendue avec alTeurance de la vie à tous, horfmis au Comte, qui n'eut que des promettes captieufes, comme de n'eftre mis en autres mains que celles du Roi. J'afleure cela, quoiqu'on ait efcrit autrement : il n'y a eu que trop de perfidies en France, fans en inventer.» Hift. univ., Il, col. 695.
— la mort du Roy Charles. Charles I X mourut le jo mai 1 $74-
— qui voulant voir la mort du Roy. Var., qui le voulant voir la nuit.
— 6» Fervacques de retour, lequel avec force reniements. Var., et Fervacques de retourner, lequel avec force remerciements.
— la bataille de Dormans, où les Protestants furent défaits par le duc de Guise, le 10 octobre «575. On sent que d'A. éprouve quelque embarras à expliquer sa présence dans les rangs des Catholiques. Il n'a d'autre excuse en effet que son ége (a$ ans) et les séductions de la Cour de Catherine. Devenu familier du duc de Guise, comme Henri de Navarre, il se laissa entraîner a suivre le duc contre les troupes protestantes levées en Allemagne par le prince de Condé.
P. a j . — leprojeâ de la Circé. C'était, dit VHifloire unh>. (t. ! 1 1 , col. 66), « un mémoire bien ample, accompagné desftances,
des odes &. cartels que l'inventeur emporta avec le Roi de Navarre. •
— aux nopces du Duc de Joyeu/e, Anne de Joyeuse, amiral de France et l'un des mignons de Henri III, qui épousa Marguerite de Lorraine, soeur de la reine Louise, le a* sept. 1581.
— Boudeilles, Beaulieu & Tenie. Var., Bourdeittes, Beaulieu et Termes.
P. 24. — Marquis de Tran. Il existait en Provence (Var) une terre et seigneurie de Tran s qui fut érigée en marquisat en 1506, pour Louis de Villeneuve.
— le Chapeau Rouge. Beaucoup d'hôtelleries ont eu cette enseigne.
— & îuy, Fervacques.
— VE/cuier de ce Roy, d'Aubigné. Voir ci-dessus p. 22. — Quelque peu de valeur qu'eût ce Limeux, l'heureux rival de d'A., il faut avouer que celui-ci ne pèche pas par excès de modestie.
— /on gendre, Henri de Navarre, mari de Marguerite de Valois.
P. 35. — Vai/né à* Anjau, Jean de Courcillon, seigneur de Dangeau, de qui descendit Philippe de Dangeau, l'auteur du Journal de la Cour de Louis XIV .
— la Dame de Carnaralet, Françoise de la Baume, confine de Fervacques. — Plusieurs dames de cette famille ont été singulièrement maltraitées dans les chroniques du temps. Quant à Fervacques, dont il a été déjà question pp. 21 et 22 et qui joue ici un rôle si odieux, c'est Guillaume de Hautemer, seigneur de Fervacques et comte de Grancey, nommé maréchal de France en 1595, et qui mourut en 161 j. Il semble, quoiqu'en dise d'A., n'avoir manqué ni de cœur, ni d'audace. Voir les Lettres de Henri IV (t. III) et les Mémoires de Fontenay Mareuil (t. l* r , p. 14a). Voir aussi de Thou qui contredit souvent d'A. à l'égard de Fervacques.
P. a6. — tupen/es. Var., ne penses.
— /on adverti/feur. Var., son adversaire.
— la Couture de Sainde Catherine, terrain sur lequel a été tracée la rue Culture S w Catherine.
P. 27. — font celles-ci. Après ces mots l'édition de 172g contient les lignes suivantes qui ne sont point dans le manuscrit original : « (1 s 76). Enfin après un assez long séjour à la cour, le roy de Navarre, dépité de tous les déboires qu'il y recevoit chaque jour et de la galanterie de sa femme, prit la résolution de se- retirer au delà de la Loire. Four cela il s'en Tut à la chasse du costé de Livry et puis s'en départit suivy d'un petit nombre de confidents, dont estoit d'Aubigné, vint passer la Seine au pont de Poissy et fit une petite repeue, etc. • Cette addition s'accorde peu avec le récit si circonstancié que d'A. fait de la fuite du roi de Navarre, dans son Hijl. imiv., t. 1 1 , col. 770-777* Cette fuite eut lieu au mois de février « 576.
— Montfort V Amarré ou l'Amaury, près de Rambouillet.
P. 28. — Chafleatmeuf, Chéteauneuf en Thimerais, dans l'Eure-et-Loir, près de Dreux.
— au port. Var., aux portes.
— combat & affaires dejcrrptes au chap. 19 (ou ai*). Il s'agit d'un • combat de gens d'armes & d'un trait de chevau-legers a entre Orléans et Pithiviers, où d'A. déploya sa bravoure b sa témérité ordinaires.
— la jeune Tignonville, fille du baron de Tignonville. Voir ci-après t. II, p. 266. (Note.)
P. 39. — quand il bai fa à la joue les compagnons. Au moment où se préparait l'évasion du roi de Navarre, Fervaques, Lave rd in, Roquelaure, La Porte, Marrolles et d'Aubigné s'étaient engagés par serment • d'eftre ennemis iufques à la mort de quiconque decelleroit l'entreprife. Cela prononcé, le Roi de Navarre les baifa tous fix à la joué, le. eux à lui la main droide. • Hifi. univ., II, col. 774.
— le guette'. Var., le Guet.
— de Vautre. Var., et Vautre.
P. jo. — Madame, Catherine de Bourbon, duchesse de Bar, sœur de Henri IV. Voir ci-après, p. 5^1.
— lui aller dire à Dieu. Var., dire à Dieu.
— Ce jeune homme, d'Aubigné.
— ne faifants pas tant de difficulté^, gagneroyent le catur de leur
Maifkre par fes plaifirs, ce qui ferait. Var., ne J disoient pas tant de difficultés à gainner le cour de leurs M castres par ces plaisirs, ce qui faisoit.
P. ; i . — & me/mes à luy gafter tous fis habillemens. Au premier abord on a peine à en croire d'A.; mais le temps d'Henri IV est une époque encore bien grossière. On en peut juger en lisant dans Brantôme la vie du maréchal Strozzi (M. d'Estrozze), où il se complaît à raconter les mauvais tours du bouffon Brusquet (Capitaines estrangers, Disc. $a # ). Même au xvn* siècle nous voyons le jeune Louis XIV lancer des oranges et des boulettes è une demoiselle d'honneur et celle-ci riposter en couvrant l'auguste chef du souverain avec un saladier tout plein de salade.
— pbtfieurs dangereux revers, notamment à Blois, où il osa se présenter à un bal de la cour « quoiqu'aceufé d'avoir donné au roi de Navarre non feulement le moien, mais aufli la volonté de quitter la cour » et d'où il n'échappa que difficilement, grâce à Vitri, Bile de la reine, qui l'avertit « de fe fauver en lui montrant Magnane, lieutenant des gardes et la Bonde exempt, qui venoient de recevoir commandement pour lui mettre la main fur le collet. •
— Saint Gelais, petite place voisine de Niort et titre d'une seigneurie, dont le titulaire était ami de d'A. Les Saint-Gelais étaient une branche de la maison de Lusignan.
— MonfUur d'AnrilU, Dampville ou Damville (1544-1614), fils d'Anne de Montmorency, maréchal de France, puis connétable en toi).
— eut fa cafaque bruflee d'une harquebufade. Quelques éditions ajoutent ici les lignes suivantes qui ne sont pas dans le manuscrit : « D'Aubigné revenu en Gafcogne de fa longue pérégrination, le roy de Navarre luy donna pour toute gratification fon portraiâ, au bas duquel il eferivit ce quatrain :
Ce prince ejl d'tfirange nature ; Je ne Jçmyt qmi Amble Ta fuit.
Il recompen/e en peinture Ceux qui le fervent en effet. *
— la Noué, François de la Noue, dit Bras de fer, né en
224 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. ^I-p.
Bretagne en 1531, « fui vit le party de la nouvelle religion, de laquelle, dit Brantôme, il eftoit grand zélateur..., accompagna Condé dans prefque toutes fes expéditions fc partagea fa bonne ôt furtout fa mauvaife fortune. Henry IV apprenant sa bleflVire au fiege de Lamballe fc fa mort à Moncontour (4 août 1 591) dift : C'eftoit un grand homme de guerre It encores plus un grand homme de bien. » — La folle charge dont il est ici question et que d'A. qualifie lui-même « la plus defraifonnable de celles qu'a fa ides le plus hazardeux capitaine de fon fiecle, » eut lieu au siège de Marmande. Hi/i. uni*., II, col. 870.
— P. ]2. — SainÛ Macaris, Saint-Macaire, sur la Garonne, à l'ouest de la Réole. De cette attaque insensée, à laquelle prirent part deux cent soixante hommes, il n'en revint que douze « qui ne fuflênt morts, bleiïez ou prifonniers. •
— aijouftant Vernie d la colère du Maifire, Le Béarnais n'avait pas encore fait toutes ses preuves, mais il était assez vaillant pour ne porter envie à personne.
— la négociation que vous voyej defcripte au long. II s'agissait de contrecarrer les menées du maréchal d'Anville et d'empêcher la défection présumée du maréchal de Bellegarde. D'A. fut dépéché avec d'autres députés, « avec charge à l'oreille d'arracher la vérité avec quelque moyen que ce fuft It inftruction d'exiger du Marefchal une proteflation nouvelle ôt authentique. • Fendant près de huit colonnes (Hifi. univ., II, 882-889), ■• s'étend complaisamment sur ses déguisements et ruses, sur les dangers qu'il a courus et le langage qu'il a tenu au maréchal, et il ajoute : a Je prie mon Lecteur de ne s'ennuyer point, fi ie fuis long en ce négoce, qui n'eft pas commun, &. en donnant la pluf part de mon labeur aux gens de guerre, il faut quelque chofe pour les négociateurs. »
— divers accidens, entre autres son duel avec Jean de Beaumanoir, seigneur puis marquis de Laverdin (1601) et maréchal de France, duel qui fut empêché. L'esprit soupçonneux de d'A. lui fait voir partout des embûches contre sa vie; il reproche au roi de Navarre de tenir pour ses ennemis les capitaines catholiques du régiment de Laverdin, et il
NOTES ET VARIANTES, T. I, P. p-37. 22f
ajoute : « par telles procédures il efloigna de foi la plus part des capitaines reformés ôt parmi eux l'autheur de fa liberté, qui avec les plus confidents fit fa retraite à Caftel Jaloux. »
P. 33. — Cafté- Jaloux, ville de Lot-et-Garonne, près de Marmande. — le périlleux combat, le combat près de Marmande. Hift. unh., II, col. 908-910.
— les premières claufes de fes Tragiques. Var., les premières stances. — Ce poème, commencé en 1577, ne parut pour la première fois qu'en 1616. Voir son Avis aux Leâeurs, t. IV, p. 4, et notre Notice bibliographique.
P. 34. — le jeune Bacouë. Le récit de ce jeune homme pouvait en effet paraître peu vraisemblable, et d'A. avoue luimême qu'un second témoin, le capitaine Dominge, parla de cette affaire avec des louanges « non fi eflevees, mais plus judicieufes que celles de Bacouë. •
— trente-huit harquebufades qu'il ayoit far luy. Marque^ à quoy efchappent les grands. Var., trente-huit harcquebu/ades qu'il avoit fur luy marquées, de quoy efchappent les grands.
P. 3$. — de Meru, Charles de Montmorency, }• fils du connétable, amiral de France en 1593, mort en 161a.
— F Admirai de Vilards, André de Brancas : il suivit d'abord le parti de la Ligue, défendit Rouen contre Henri IV, puis, après avoir vendu sa soumission, fut nommé amiral. Assiégé par les Espagnols dans Dourlens, il fut pris et massacré de sang-froid (1595).
P. 36. — la paix Je fit, traité de Bergerac, ou de Poitiers, 17 sept. IS77-
— Le fidèle Citron... Ce sonnet se trouve imprimé avec de légères variantes dans les Petites aurres méfiées, p. 166.
P. 37. — du Duc Cafimir. Jean Casimir, 15 36-1 592, quatrième fils du duc de Bavière, Frédéric III, fournit plusieurs fois des secours aux Réformés.
— mai/on de Divonne (lisez Vitonne). A cette maison appartenaient le sieur de Bougouin, oncle et tuteur de Suzanne de Lezay, ainsi que Saint-Goar, ambassadeur de France en Espagne, sous Philippe 1 1 , autre oncle de Suzanne.
P. j8. — la créance des Huguenots, c'est-à-dire la confiance que son caractère inspirait aux Huguenots. — Ces événements se passaient en 15*8.
— vous trouvej cefte entreprife tout au long. Encore un de ces récits où se complaît la vanité de d'A. « Ceux qui ne comprendront pas, dit-il, combien il y a en ce difcours de leçons pour les courages qui fe confient aux intelligences, me blafmeront de ma longueur, mais ceux qui en ont plus de cognoiflance m'en remercieront. » Hifi. unh., II, col. 981-08$.
— La Boulaye, gentilhomme de Navarre, qui avait été enfant d'honneur du jeune Henri ; il fut gouverneur de Fontenay>le- Comte et épousa la fille de Sully. — la Magdelaine, François de la Magdelaine, mort en i6a6, en faveur duquel la seigneurie de Ragny (Yonne) fut érigée en marquisat (juin 1 597).
P. }9. — Reniers, d'une famille du Poitou, d'où sont sortis les seigneurs de La Tour et de Boisseleau. Voir t. IV, p. 227, — Favqft, Jean de Fa bas ou Favas, gouverneur d'Albret, mort en 1614.
— ce qui le mouvoit. Var., ce qui tesmoupoit.
— Demogorgon, D'après M. Lud. Lalanne, nous ne savons sur quel fondement, ce serait le « nom du génie de la terre, adoré en Arcadie. »
P. 40. — le Vkonte de Turaine, le père du grand Turenne, Henri de La Tour, 1555-162), épousa en 1591 Charlotte de la Marck, héritière du duché de Bouillon, et créé maréchal de France en 1 59a, fut connu dès lors sous le nom de maréchal de Bouillon. — La guerre dite des Amoureux, commença le 1 s avril 1580, et se termina le 26 novembre par la paix de Fleix.
P. 41. — la parole audacieufe, que Dieu chqfiia. ■ Sur ce point arrivent les deux efch elles, fit Aubigné aiant pris un pennache blanc, pour marque, enflé de vanité, s'efcria en defcendant dans le foiïe, U en iurant Dieu qu'il eftoit Roi de Blaye. Voila ce que ie dis pour n'efpargner point l'autheur; car Dieu le paie de fa folie, en oftant tout d'un coup le courage 4 ces mauvais garçons. » Hifi, unir., II, col. 1014. — Pardillan ou Pardaillan, François de Ségur, seigneur de Farda il la n en Périgord (Lot-et-Garonne).
— Le Conte de la Rochtfocaud, François de la Rochefoucauld, prince de Marcillac, tué au siège de Saint-Yrieix en 1591.
P. 4a. — Cest au chap. xvi (col. ioj6) que d»À. raconte la mort de son frère cadet, tué dans une escarmouche devant Montaigu.
— firent jouer. Var., jouèrent.
P. 4j. — contrepetter. Var., contretester.
— le Conte du Lude, Guy de Daillon, fils de Jean, comte du Lude, mort à Eriançon en 1585.
— Apres la paix, paix de Fleix. Voir ci -dessus.
— le Conneftable de Portugal, don Antonio de Virmiose.
P. 44. — aufaiâ de VOre, allusion è une tentative d'assassinat du roi de Navarre par un capitaine espagnol nommé Loro, qui commandait la forteresse de Fontarabie. Hijf. univ., II, col. 1089.
— le Sieur de Lanfac, Guy de Saint-Gelais; — le Viconte SAubeterre, David Bouchard d'Esparbez, tué en 1598; — Luffàn, parent du précédent.
P. 45. — François de CandaUe, François de Foix, évéque d'Aire, mort en 1594. H avait cultivé les mathématiques et publié une traduction d'Euclide et du Pœmandre d'Hermès Trismégiste.
P. 46. — sfirifata, frizarde ou soufflet léger, qui frise la joue. Cf. t. II, p. 154.
— Entropies, Charles de Balzac, comte de Gravi II©, dit le bel Bntragues, un des survivants du fameux duel des mignons, mourut en 1 599.
P. 48. — M. Ludovic Lalanne, p. 4}9, cite, d'après un manuscrit de la Bibliothèque nationale, coté 961a F-G, Folios 85 et suivants, deux généalogies en vers de la maison de d'A. La première, après avoir fait dériver le nom de d'Aubigny de celui d'un Romain nommé Albinus, cite comme ancêtres de Jehan d'Aubigné, père de Théodore- Agrippa : Geoffroy d'Anjou (1030); Jehan (1070); Ollivter; Esmery, qui épousa Jehanne de Beau préau en laji; Guillaume, qui épousa Aliénor de Coesmes en 1373; $a Tar 7» époux d'Honneur de la Haye (1300). Ce Savary aurait eu trois fils : Olli-
228 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 48-f I .
vier, l'aîné, ne laissa qu'une fille; le second, Pierre, épousa en 1330 Marie du Ri veau et eut pour fils Guyon d*Aubigné, qui épousa en 1374 Jehanne de PEspine. Vient ensuite Morlet, époux de Marguerite Gascelin (1404), dont le fils Thibault épousa après 1430 Jehanne de la Parinière. Leur fils aîné, François, fut seigneur de la Jousselinière; leur second fils, Anthoine, épousa Charlotte de Brie et eut pour héritier Jehan, époux de Yolande du Cloistre. Ceux-ci eurent deux enfants: l'aîné, François, n'eut point de postérité; le cadet, Pierre, épousa Françoise de Sourches et en eut Jehan d'Aubigné. Ce dernier eut de Catherine de l'Estang Théodore- Agrippa. L'auteur de cette généalogie, écrite à Orléans le 26 mai 1556, termine en disant :
Ton fils ai/né, le petit Théodore, Quoique jeunet, promet beaucoup de
Uy.
P. 40. — efpoujafa maiftrejfe, le 6 juin 1583.
— les vilains affronts que fa femme avoit reçeus à Paris. Voir a ce sujet notre Notice biographique, p. ai.
— Vous lifés le dangereux voyage qui ayant fait copier. Ces
six lignes sont remplacées dans l'édition de 1854 par ces mots « & y depescha d'Aubigné, qui, ayant fait copier, » et plus loin, Encor diray-je a pour variante Diroys-je.
— vidimerfa commijpon. On avait mis en doute que d'A. eût été chargé de cette commission ; mais dans l'inventaire de ses papiers, fait après sa mort, on a trouvé • une commiflion du Roy de Navarre de pourvoir à la réparation de l'injure faille à la Royne, commiflion U créance eferite fc fignee de la propre main du dit Roy. • On peut lire dans la Confession de Sancy, t. II, p. 350, la réception que le roi Henri III fit à d'A. et la fière réponse que celui-ci lui fit au nom du roi de Navarre.
P. 50. — la contejfe de Guiche, Diane d'Andouins, veuve de Philibert de Gramont, comte de Guiche, dite la belle Corisande, 1554-1620.
P. 51. — Che*s le Roy, etc. Le texte en cet endroit semble altéré, ou du moins incomplet.
NOTES ET VARIANTES, T. I, P. fl-fO. 220
— Monfieur de Bellievre, Pomponne de Bel lièvre, 1539-1607, crée surintendant des finances par Henri III (1575) et chancelier sous Henri IV (1590-1604).
— que ce que vous voyés là. Cf. t. 1 1 , p. 3 5 ) .
— Montlieu, en Saintonge, au sud-est de Jonzac.
P. 5a. — rhabiller Vefprit de Segur. Var., rétablir V esprit de Ségur.
P. 5$ . — la guerre des Barricades, autrement dite la guerre des trois Henri.
— duc de Mercure, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, 1558-1603.
— Et tout cela eft defcript foubs le titre d'un Maiftre de camp. Voir Hifl. imir., 1 1 , col. 1 1 10.
P. 54. — & les fables de ? abord. Var., et les sables, dès F abord. P. 55. — fait ajufier fa mufqueterie. Var., fait affuster sa musqueterie.
— laiffèr leur volée. Var., baisser leurs voiles.
P. 56. — la prife du Gouverneur. Voir Hiji. unir., III, col. 3 7. La conduite de d'A. fut en cette circonstance des plus honorables. Saint-Luc qui l'avait fait prisonnier lui accorda la permission d'aller passer quelques jours à la Rochelle, sur sa parole. A peine était-il parti que Saint-Luc reçut ordre de la Cour de faire transférer son prisonnier à Bordeaux; il le fit avertir secrètement de ne pas revenir, mais d'A., en nouveau Régulus, s'échappa de la Rochelle où ses amis voulaient le retenir et vint se remettre entre les mains de Saint-Luc. Heureusement pour lui, les Rochelois prirent Guitaut, lieutenant du Roi pour les tles de Ré et d'Oleron, ce qui fournit à Saint-Luc un prétexte pour le garder et lui sauver la vie.
P. 57. — prière à Dieu. Voir cette prière, t. III, p. 304. — La pièce latine dont il est question ici ne paraît pas avoir été imprimée.
— àfon homme, à d'Aubigné. Cf. p. 6a.
P. 59. — Panigarole, cordelier Milanais, devint, en 158?, évéque d'Asti; il mourut en 1594, à 48 ans. — Campianus, jésuite anglais, mis à mort en 1581. — BcUarmin, Robert Bel. larmin, autre jésuite et savant théologien, 1 542-1621. Il a
2}0 NOTES BT VARIANTES, T. I, P. f9~66.
laissé un grand nombre d'écrits de controverse, qui ont été réunis en 7 vol. in-4 (1857-60).
— il en voulut faire un prefent de réconciliation, c'est-à-dire qu'il offrit à d'A. de se charger de l'éducation de cet enfant.
— Talmont, dans la Charente-Infér., non loin de Saintes.
— Ce fut au point que, etc. Ce paragraphe manque dans les anciennes éditions.
P. 60. — la bataille qui s'approchoit, la bataille de Coutras, livrée le ao octobre 1587.
— faute de meilleure efcorte. Voir Hift. univ., III, col. 76.
— à la difpqfition de t armée, c'est-à-dire au conseil où l'on discuta le plan de la bataille.
— garnir la main gauche, c'est-à-dire l'aile gauche de l'armée. P. 61. — Beauvois (ou Beauvoir)^ifr-Af*r, dans la Vendée,
en face de l'île de Noirmoutiers. Voir t. IV, p. jaa.
P. 6a. — pria l'un & commanda â T autre. Nuance à noter.
— la deteftation des mauvais ferviteur s. D'A. a surtout en vue Duplessis*Mornay. Voir ci-après, p. 255.
P. 63. — le Daulphin. Depuis la mort du duc d'Anjou (10 juin 1584)» le roy de Navarre était héritier présomptif du trône.
— la monflre de voftre fortune. Var., le monstre.
P. 64. — brifer voftre cour. Var., baisser vostre cour.
— Monfieur, le duc d'Anjou.
— Vefperance venteufe. Var., I espérance menteuse.
P. 6s. — la mort de Monfieur de Cuife, Henri, duc de Guise, le Balafré, assassiné à Blois, le 2) déc. 1588.
— - Moulerais, dans la Vendée, entre Fontenay-le-Comte et Niort, près de la rive gauche de l'Autise. C'était le siège d'un évêché qui fut transféré depuis à la Rochelle.
— la Garnache, bourg de la Vendée, à 49 kil. des Sables. P. 66. — il ne s'eftoit point veu quatre jours de fuite fans
courvee. On lit ici dans les éditions imprimées l'anecdote suivante, dont l'authenticité est douteuse : « Quelques jours avant la susdite entreprise» le compagnon se trouvant couché dans la gerderobbe de son maistre avec le sieur de la Force, il lui dit à plusieurs reprises : a U Force, nostre
« maistre est un ladre vert et le plus ingrat mortel qu'il y ait « sur la face de la terre. » A quoi l'autre qui sommeilloit repondant : « Que dis-tu, d'Aubigné? » le Roi qui avoit entendu : « Il dit que je suis un ladre vert et le plus ingrat « mortel qu'il y ait sur la face de la terre. • De quoy l'Escuier resta un peu confus. Mais son maistre ne lui en fit pas pour cela plus mauvais visage le lendemain; aussi ne luy en donna-t-il pas un quart d'escu davantage. • — On peut au reste rapprocher de cette anecdote ce que d'Aubigné raconte sur l'ouïe monstrueuse de son mettre. Hift. uni»., 1 1 1 , col. $09.
— Apres T entrevoie des Roys. Elle eut lieu au Plessis-lès-Tours, le 30 avril 1589.
— foubs le nom d'un autre. Voir Hift. unhr., III, col. 245. Quant à Frontenac, c'était un des plus anciens et des plus fidèles serviteurs du roi de Navarre. Lorsque, en 1003, Henri IV songea à épouser Marie de Médicis, il lui destina la charge de premier mettre d'hôtel de la Reine, et l'envoya à Florence porter son portrait à sa fiancée.
— que rouftft ou non. Var., quoy qu'il voulust ou non.
— ItAoy, au com m e n ce ment de fa bieffûre. Henri III, frappé par Jacques dément le a août 1589, ne mourut que le lendemain.
P. 67. — les armées françoife 6» EJpagnole. Lagny fut pris le 6 sept. 1590 par le duc de Parme, Alexandre Farnèse. Ce prince venait de forcer Henri IV à lever le siège de Paris. Il lui fit également lever le siège de Rouen le 20 avril 159a.
— c'eft de luy que VAmbaJfadeur Edmont s 9 avança pour retirer de luy; encore etc. Ponctuez : pour retirer; de luy encore. — Tout ce passage, où d'A. accumule un peu sans ordre les diverses circonstances où il déploya sa bravoure ordinaire, manque de clarté, surtout ici. Voici ce qu'on lit au chap. où il est question de l'escarmouche de Laverdin (Hift. unh>., 1 1 1 , col. j6o) : « L'ambaffadeur d'Angleterre Edmont fe déroba du Roi pour tafter cette méfiée, fe en fut repris par lu). »
— Y honneur qu'il Jait à fin Maiftre. Voici le passage auquel d'A. fait allusion t « Ce Prince n'ayant avec foi que Roger Willems 4t moi, defeend à cheval ce grand coftau que les
2p NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 67-70.
gens de pied avoyent peine à paflfer : Quand il fut au bas, il pouffe fon cheval à grand force fur un bardeau ou baftardeau, fait à travers la rivière, pour retenir l'eau : cet excellent cheval que du ventre que des pieds, paffe le Roi delà; nous ne l'ofans fuivre, deftournafmes de cent pas, où nous vifmes traverfer un valet : Ici ie me nomme, pour donner gloire à mon Maiftre aux defpens d'un des plus vaillans hommes du monde fc aux miens. • Hift. univ., III, col. $59.
P. 68. — lefojfédu Pré-aux-Clercs, appelé le Pajfeport. Voir ci-dessus p. 66. — N.-B. Cet alinéa manque dans les anciennes éditions.
— lefiege de la Fere. La ville capitula le 16 mai 1596.
— le deuil de/a femme morte. Voir t. III, pp. aoi et 278, les vers que d'Aubigné composa à cette occasion.
— avoit juré,., de le faire mourir. Var., qu'il lefnrok mourir.
— la Duchejfe de Beaufort, Gabrielle d'Estrées, fille d'Antoine d'Estrées et de Françoise de la Bourdaisière, eut de Henri IV deux fils, César et Alexandre de Vendôme, et une fille, Catherine-Henriette, qui devint duchesse d'Elbœuf. — Juliette d'Estrées, sœur cadette de Gabrielle, épousa George de Brancas, lieutenant général de Normandie.
P. 69. — fa lèvre perfee. L'attentat de J. Chastel avait eu lieu le 27 déc. 1594. — Voir la Confejfion de Sancy, t. II, p. 352; la préface des Tragiques, t. IV. pp. 24, 25; le Difcours par jlances, t. IV, p. 314. Voir aussi VHifi. unir., III, col. 518, et enfin YAppendix, col. 7)7, où d'A. relate les mêmes paroles.
— le Roy frappé de cefte grande maladie, à Travercy (Aisne), prés de la Fère, en 1596.
— s'il avoit péché contre le Sainâ EJprit. Voir t. IV, p. j 1 5. P. 70. — Synode de Sainâ M autant, en M95. — Parmi les
dix personnes ayant assisté au souper, d'A. nomme : les ministres Esnart et Loiseau, deux gentilshommes, dont la Valière et Chalmot, président des élus à La Rochelle. Trois seulement reculèrent devant « la perilleufe befongne, à laquelle, ils [les autres] s'attachoyent. • Hift. univ., III, col. 505.
— Le Prefident Canaye, Philippe Canaye, sieur du Fresne,
NOTES ET VARIANTES, T. I, P. JO-tf . 2}}
se convertit au catholicisme (fe révolta) en 1600. Voir Pet i tôt (Mémoires, \ n série, t. XL VI).
P. 71. — le Bouc du defert. D'A. accepta si bien ce surnom qu'il s'en servit pour se désigner sur le titre de la première édition des Tragiques (1616).
— le Cardinal de Bourbon, fils de Charles de Bourbon, comte de Vendôme et oncle de Henri 1 V, avait été, après l'assassinat des Guises à Blois, enfermé au chéteau de Fontenay-le- Comte. Il fut néanmoins proclamé roi par les ligueurs, sous le nom de Charles X, et reconnu comme tel par le parlement de Paris, le 3 mars 1590; mais il mourut deux mois après dans sa prison. D'A., dans son récit, ne s'attache pas à suivre l'ordre des temps.
P. 72. — la Duchejfe de Rej, Claude-Catherine de Clermont, épousa en premières noces le baron de Retz, et en 1565 Albert de Gondi, successivement maréchal de France, général des galères et enfin duc et pair en 1581. Celui-ci mourut en 160a, et sa veuve l'année suivante. Cf. t. IV, p. 268.
— le Comte de Brijfac, Charles de Cossé, premier duc de Brissac, celui qui livra Paris à Henri I V en 1 594. Il mourut en 1 62 1 .
P. 7). — entrèrent en confiance : marques ce conte pour une de mes grandes fautes. Var., entrèrent en confiance marquée avec ce comte, pour une de mes grandes fautes.
— quelque temps après. La conférence de Fontainebleau n'eut lieu que le 4 mai 1600. — VEvefque d'Evreux, le cardinal du Perron, 1556-1618. — Voir ci-après, pp. 382-386, d'autres détails sur cette dispute.
P. 74. — fon traité De diffidiis Patrum. Voir la Notice bibliographique.
— efivmé violent part if an. Dans l'Hi/r. unb., d'A. emploie ces mêmes termes : « un gouverneur de place eftimé violent partifan entre les reffbrmez. •
— le Duc de la TrimoutUe, Claude de la Tri mouille, duc de Thouars, 1566-1604.
P. 75. — Monfieur le Premier de Liancourt, Charles du Plessis-Liancourt, premier écuyer du Roy. — au Doyen des Efquiers, d'Aubigné.
F. 76. — le Prefident Janin, P. Jeannin, 1540-1632, était fils d'un tanneur d'Autun et s'éleva par son seul mérite. Il fut conseiller, puis président du parlement de Bourgogne sous Charles I X et Henri III, premier président du parlement de Paris sous Henri IV et surintendant des finances «m Louis XIII.
— êêemfieur de la TrimouiUe, duquel vous verrej la probité. Le président ^k Thou et Schomberg étaient venus de la part du Roi pour H otttwnpre. Nous avons déjà cité dans notre Notice biographique fa f%) la noble réponse qu'il opposa aux offres considérables qui kri liaient faites. Pour plus de détails, Voir Ht/?. univ., III, col. 614.
P. 78. — de Je desjoindre, c'est-a-ài*e *8« se séparer. Il faut une virgule après ce mot.
— du marefchal des Diguieres (Lesdiguières), français 4e Bonne, connétable de France, 1543-1626.
— • ayant confideré qu'après y avoir penfi plus long temps, queue ne lairrok pas, etc. Var., qu après, sans y avoir pensé plus longtemps, elle ne laisseroit pas,
— cefl efcrit le plus heureux de tous lesjiens. Il n'existe plus.
— Trois mois avant la mort du Roy, c'est-à-dire en mars 1610. Henri IV fut assassiné le 14 mai. — Sur cette nouvelle dispute avec le cardinal du Perron, Voir ci-après pp. ;86-)8o.
— Monfieur du Moulin, Pierre Dumoulin, théologien protestant, chapelain de la duchesse de Bar, sœur du Roi, 1568- 1658. — Charnier (Daniel), autre théologien protestant, tué au siège de Montauban, 1621.
P. 80. — le confile de Calcédoine, Le concile de Chalcédoine, quatrième concile œcuménique, se tint en 45 1.
P. 82. — il feroit ce que Dieu luy confeUleroit & qu'il T allait prier, Var., ce qu'on lui conseilleroit, et qu'il alloh prier.
— lefien grand. Ce grand dessein du roi Henri I V était de déclarer la guerre à la maison d'Autriche, à l'occasion de la succession de Juliers. Voir d'ailleurs, dans Y Appendice de l'Hifl. un»., les explications de d'A. à ce sujet. La mort empêcha Henri IV d'exécuter ce dessein; mais Richelieu devait profiter de la guerre de Trente ans pour le reprendre après hii.
NOTIS ET VARIANTES, T. 1, P. 8^-88. 2^f
P. 8|. — tenant.., ce grand dejfeing pour pain. Var., pour vent.
— pour faire les fubmiffhns. Voir le récit de ce voyage dans le Journal de ÎEstoîk, t. 1**, a* partie, p. 6ij.
P. 84. — Rivet, André Rivet, controversiste calviniste, i57J*i6<i.
— ÎAJfemblee de S au mur, en 1611.
— Monfieur de Boiffije, Jean de Thumery, seigneur de Boissise, conseiller d'État et diplomate.
P. 85. — qu'on tenoit pour ne dire jamais à Dieu. Var., qui avoit coutume de ne jamais dire, adieu. — Cf. ci -a près, p. 5*5, le privilège d'Obigny.
— Ferrier (Jérémie), 1560-162^. Ce ministre protestant, vendu & la cour, trahit plusieurs fois ses coreligionnaires et Anit par se convertir au catholicisme après avoir été déposé au synode de Frivas en 161 a. — Ferrier & Récent. Var., Ferrier & Rhet.
— une grande décadence. Voir au t. 1 1 , Le Caducée ou l'Ange de paix.
P. 86. — Prmàpibus, etc. Horace, Épttres, I, 17, v. 35. Ce paragraphe est écourté dans les anciennes éditions.
— Mat&é, bourg voisin de Maillezais, près de la réunion de l'Autise et de la Sèvre Niortaise. — Le Dognon ou Doignon, était un château fort, construit par d'A., au sud de Maillé, dans une tle formée par la Sèvre Niortaise et le Mignon; — la fonce d'un pertufo, une souris qui n'a qu'un trou pour demeure. La variante la corvée d'un pertuso n'offre aucun sens.
— ParabeUe, Jean de Beaudean, sieur de Parabere, lieutenant général du Bas-Poitou.
P. 88. — le Sieur £ Ade, Josué de Caumont, époux de Marie, fille atnée de d'A. — MoureŒe (Moreilles) et VouiUey, dit des marais, localités de la Vendée entre Luçon et Fontenayle-Comte au sud.
— là s'appointèrent les différents de Saumur. Cf. p. 85.
— le traittéde Loudun. Il s'agit du congrès de Loudun, qui se tint du i| février au ; mai 1616.
— A Dieu à la BaJHOe. Le prince de Condé, arrêté le i* r septembre 1616, fut mis à la Bastille le 34 et y resta jusqu'en octobre 1619.
P. 89. — les Tragiques, imprimés à Maillé, venaient d'être publiés. Voir la Notice bibliographique. — Le second livre est intitulé Les Princes.
— la piafe de La Rochele. On cite à cette occasion un autre bon mot de d'Aubigné : « M. d'Espernon est venu faire son entrée devant La Rochelle. »
— Mo\è, Mauzé, bourg sur la limite de la Charente-Infér. et des Deux-Sèvres.
— pour la ronde, lisez pour la Ronde, petite localité du marais vendéen. — Cour/on, dans la Charente-Infér. — N.B. Tout ce passage: « Ce duc vint... l'accord qu'avoient fait les Rochelois, » n'est point dans les anciennes éditions.
P. 90. — Deux Gentils hommes, etc. Voir ci-après Lettres familières, pp. 352 et j5}.
P. 91. — nepveu du Cardinal (César Baronius). — Cf. le Traitte fur les guerres civiles, t. 1 1 , pp. 1 j et suiv., et aussi VHifi. unir., III., col. 574 et 575. — le petit Capuchin, le capucin Le Maigre. Voir Tragiques (Les Feux), t. IV, p. 184.
P. 9a. — premièrement Rhetorum Commenta ri os, les Mémoires des Grisons (Rheti). — Sur le « muet du Poictou. » Voir ci-après, pp. 424-427.
P. 93. — Nitimur m vetitum. Ovide, A mores, III, iv, vers 17.
— Les Ef pi très famillieres qui s'imprimeront. Ces épttres n'ont point été imprimées. On a fait remarquer que ce passage prouvait que d'Aubigné a écrit sa Vieàfes enfants postérieurement à la prise de La Rochelle (jo oct. 16a 8).
P. 94. — VEfrefque de Maillerais, Henri d'Escoubleau de Sourdis, depuis archevêque de Bordeaux, 1593-1645.
Monfieur de ViUeroy efcrvtit... en ces termes. Voir ci-après, pp. 208 et 364. — Huiâ mille francs de penfion. P. 86, il avait dit : « fept mille. »
— Une craint ni nous, ni eux* Var., ni vous ni eux.
— Vignoles, Bertrand de Vignoles, mort en 1636.
P. 95. — entre Surgeres 6» Mo\é. Surgères est dans la Charente-Infér., et Mauzé, sur la limite des Deux-Sèvres.
— mais pour la force il rapporta. Var., mais La Force reporta.
NOTES IT VARIANTES, T. I, P. Çf-IOO. 2tf
— Aubigné depofaf es places. Voir ci après, p. 581,1a lettre de d'A. a M. de Pontchartrain.
— condemnees & bruflees au Collège Royal à Paris. Voir notre Notice bibliographique.
— la petite guerre de la Royne Mère. Elle fut interrompue par le traité d'Angouléme, )o avril 1619, et recommença l'année suivante. — Voir, à propos de ce paragraphe et du suivant, les lettres que nous avons données en Appendice à la fin de notre tome 1 1 .
P. 96. — deux autres fois, sous Henri III et Henri IV.
— aux deux frères, les ducs de Rohan et de Soubise.
— au pont de Sef, les Ponts de Ce, près d'Angers, où l'armée des princes ligués fut défaite le 9 août i6ao.
F. 97. — la paix faite avec la Royne mère, le ij août 1620.
— Ceux de la faveur, les partisans du duc de Luynes.
— fans le cognoiftre. Var., sans les connoistre.
— eUeVa nourri dishuit mois. Var., deux mois.
P. 9 il. — pour leur mener dans une ambufcade. Var., pour leur mener une ambuscade.
— le Marquis de Cypieres, Charles de Marcilly, marquis de Ci pierre.
— par le premier Sindic, Jean Sarrasin, auteur du Citadin. Voir ci-après, p. 448.
— on luy fit unfeftm public. « On ne trouve, dit M. Heyer, aucune trace de ce festin public; d'A. fut sans doute invité par un magistrat Se il put croire que c'était l'État qui le traitait. »
P. 99. — les Princejfès de Portugal. La princesse Emilie de Nassau, femme de dom Emmanuel de Portugal, et ses filles. — Voir t. III, p. 307, une pièce de vers de d'Aubigné, composée en leur honneur pour être chantée dans un concert de musique.
— pour les fufdites dificultej. Tout cet alinéa est altéré et même écourté dans les anciennes éditions.
P. 100. — aux Hanfiaticques, aux villes Hanséatiques.
— Saint-Julien, village de la Savoie, sur la frontière du canton de Genève.
ifô NOTES ET VARIANTES, T. t % P. IOO-I06.
— Conte de Mansfeld, Ernest, comte de Mansfeld, 1585i6a6.
— un mai/ire, un maistre de camp.
— les deux Ducs de IVimar, de Saxe-Weymar.
— la bource du procureur, celle de d'Aubigne.
— ci amener» Van», à emmener.
P. 101. — en Foreft, c'.-à-d. dans le Forez.
— affiné, assigné. Ver., asseuré.
— ce que vous apprendras en VHiftoire. D'A. n'a pas eu le temps de traiter de ces événements. — le premier marchand, d'Aubigne.
P. 102. — à m doigt des cofté. Var., des castes. Voir ciaprès, p. M7-
— jetter dans VAr, PAar. Var., dans la rivière.
— r entrepreneur, d'Aubigne.
— en prefente un à Monfieur Manuel, premier Advoyer. Var. , en présence d'un M. Manuel.
P. 10 j. — pour relever une confternatkm. Var. f une conversation.
— de la part de la Serenijfime Seigneurie. Voir ci-après, p. 249.
— Myron, Robert Miron, intendant des finances en Languedoc, président du tiers-état aux États généraux de 1614 et ambassadeur en Suisse de 1619 à 1624 (Voir ci-après, p. )07). 11 mourut en 1641.
P. 104. — la Seigneurie, de Genève.
P. 105. — achetta & bafiit la terre du Crefi, près de Jussy, à 10 kilom. N.-E. de Genève.
— la vefve de Monfieur Bdlbany, Renée, fille de Michel Burlamachi & de Claire Calandrint, veuve de César Balbani. D'A. avait 71 ans quand il fit ce second mariage en i6aj 5 sa femme avait 55 ans. — Dora Clément (t. Il, p. aoi) a noté que Segrais (Œuvres diverses, 17a)) rapporte que le ministre chargé de la prédication de ce jour avait pris pour texte : Seigneur, pardonne-leur, car ils ne forent ce qu'ils font. D'A. crut voir dans le choix de ce texte une intention malveillante et exigea des excuses.
P. 106. — les biens & commodkes àfujfifance de cejte nouvelle vefve. Var., les biens à suffisance. Cette nouvelle venue.
— Paris te dreffe un wain tombeau, etc. Après ce quatrain, l'édition, de 1739 ajoute ce qui suit : < Outre ces vers, d'Aubigné fit les suivants à l'honneur de son épouse :
Quand d'Aubigité fe vit mm corps fans Ujk t Il maria ce tronc paJU & hideux, Tris aftnri qu'an* femme bien faiâe Aurait af*{ de tepe pour tons deux. •
Ces vers, on n'a pas besoin de le dire, ne peuvent être de d'A. Voir notre Notice biographique, p. 47.
— du temple. Var., du temps.
P. 10?. — ayant parlé... trop haut. Var., trop tost. — Ce procureur général était Michel Roset, fils de l'ancien syndic du même nom.
— îimpreffion de l'Hiftoire, celle de la seconde édition, imprimée à Genève, sous la rubrique d'Amsterdam.
— le pieux Marquis de Baden, George Frédéric, margrave de Bade-Durlach, 1573-1 6} 8, père de Christophe de Bade. II avait été proscrit par l'Empereur pour avoir soutenu l'Électeur palatin.
P. 108. — inventé quelques foules. Var., quelque fourbe.
— au Defputé. Var., aux desputej.
— les ruines £ Allemagne, les dévastations et incendies du commencement de la guerre de Trente ans.
— tArchevefque de Bourdeaux. François d'Escoubleau, cardinal de Sourdis, 1575-1628, frère aine d'Henri de Sourdis, qui lui succéda dans cet archevêché. Voir ci-dessus, p. 94.
— - s' accompagnait, & les cerchoiî. — Var., V accompagnoii & le cherchait. Cette variante est inintelligible. L'éditeur de 1729 avait deviné le sens, mais modifié le texte : « se tenoit sur ses gardes et ne sortoit que bien accompagné. »
— Monfieur de Caudales, Henri de Nogaret d'Épernon, duc de Candale, fils du duc d'Épernon, 1591-16)9.
— qui jift la feparation, c'.-è-d. qui obligeât d'Aubigné à se retirer. Var., ce qui fut la séparation.
— f amitié du peuple. Yar., la moitié du peuple.
— la guerre de Germes, Gênes, en 1624.
240 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. Io8-II2.
— Bullion, Claude de Bullion, sieur de Bonnelles, maître des requêtes sous Henri IV, commissaire de la Reine régentée l'assemblée de Sa u mur, membre du Conseil, surintendant des finances et garde des sceaux sous Louis XIII.
P. 109. — le Comte de Carlile, ambassadeur du roi de la Grande-Bretagne auprès du duc de Savoie, arriva à Genève en juillet 1628; — le Chevalier, Thomas Rowe, était son frère.
— Confiant, fils aîné de d'A. et de Suzanne de Lezay, baron de Surimeau du chef de sa mère, mort suivant les uns à la Martinique en 1645, selon d'autres et plus probablement à Orange en 1647; il fut le père de M"* de Maintenon. — Voir ci-après, pp. 396-399.
P. 110. — que de/puis il a tuée. Une lettre d'Anne de Rohan & la duchesse de la Trimouille (33 février 16 19) contient ce qui suit: « La belle-fille de M. d'Aubigny a fait un voyage dans l'autre monde par le moyen de fon mary qui l'a tuée l'ayant trouvée avec le fils d'un advocat qu'il tua de trente coups de poignard fc fa femme de fept, après l'avoir fait prier Dieu. On dit qu'il eft allé à Paris pour avoir fa grâce; mais avant, fon père, avec qui il eftoit fort mal, luy manda force bonnes paroles. »
'apvw-fiat [le renie]. — Voir sur ce jeu de mots une lettre de d'A. à Madame de Rohan, t. I, p. 599, et une épigramme du même, t. IV, p. 347. Voir aussi pp. 339 et 34) deux lettres sans suscription. — - Au lieu de « que ces deux noms foifoyent ipvoô-fxou, • l'édit. de 1854 porte « que ces deux noms luy faisoient peur. »
P. tu. — le Sieur de Haute-Fontaine, Durant, sieur de Haute-Fontaine, fils d'un père huguenot qui s'était retiré à Genève. U fut tué devant Saint-Jean-d'Angély, en 1633. Voir Tallemant des Réaux, t. III, pp. 404-409.
— ceux qu'il fervoit. Var., ceux qui le servoient.
P. 113. — qu'Une peut obtenir de luy, c'est-à-dire que Constant ne put obtenir de son père. — Var., pour luy.
— Cejloit au temps que fur les affaires de la Rochelle, c'.-à-d. en 1637. — Var., c*estoit autant pour luy que pour les affaires de la Rochelle.
P. 113. — dans la defcription duquel le père prit un foubçon en chqfes de fort peu, & telles refolution, etc. Var., dans la discrétion duquel le père prit un soupçon en choses de fort peu de conséquence et telle resolution.
— Monfieur de Schomberg, Henri, comte de Nanteuil et de Schomberg, maréchal de France, dirigea le siège de la Rochelle sous Richelieu (1637), se distingua en Italie en 1629- 1630, et défit Montmorency à Castelnaudary en 163a.
— la guerre de Mantouë, pour la succession du duc de Mantoue, succession disputée par Charles de Gonzague, que soutenait la France, et par César de Gonzague, fils du duc de Guastalla, protégé de l'Empereur (1628).
TESTAMENT DE d'aUBICNÉ.
P. 118. — les odantes années. Sur la date de la naissance de d'A. f Voir notre Notice biographique, p. a, note 1.
Deo optimo, maximo. Voir à la fin de notre Notice biographique (p. 56) un texte plus exact de cette épitaphe.
P. 120. — Jacqueline Choyer était veuve de Pierre Margeltan. Elle mourut à Genève en 1636, âgée de 77 ans. — Nathan à'Aubigné, dit la Fosse, d'où sont descendus les Merle d'Aubigné, naquit en 1601 et mourut en 1669. Il se fit recevoir docteur en médecine à F ri bourg en Brisgau et il a laissé plusieurs ouvrages relatifs à la chimie.
P. 123. — Ure, feca, c.-à-d. « brûle, coupe. » Cette recommandation n'a été que trop bien observée.
P. 124. — des mains longues des princes. L'expression est à noter.
P. 128. — L'original du testament de d'A. aurait été, dit M. L. Lalanne, conservé dans les archives de Genève, ainsi que celui de Jacqueline (ou Jaquette) Chayer. M. Th. Heyer ne les y a pas retrouvés, « les volumes des minutes des notaires qui doivent les contenir étant, dit-il, égarés depuis longtemps. » Selon M. Bordier l'authenticité de cet acte n'est pas prouvée.
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