‹ OEuvres completesChapitre 60 sur 73 · LE CADUCEE OU L'ANGE DE PAIX · texte numérisé non relu

LE CADUCEE OU L'ANGE DE PAIX

P. 73. — Si Ton n'avait le manuscrit original de cet ouvrage, on pourrait hésiter à l'attribuer à notre auteur. Il fallait qu'au moment où il fut écrit, le besoin du repos et un véritable découragement se fussent emparés même des plus fermes, puisque d'A., qui était parvenu à la vieillesse sans avoir jamais désarmé, éprouve, comme malgré lui, le désir de • procurer la paix » et sent la nécessité de mettre un terme aux divisions du Party, pour éviter la ruine de la France. Il pèse le pour et le contre, et dans ce curieux dialogue où il met aux prises le prudent et le ferme, bien que son cœur penche pour le dernier, il prend le rôle du modefte, c'est-à-dire du modéré, et, comme un messager de paix, présente à tous deux le caducée.

P. 74- — un Seigneur de beaucoup d'otoritté b (Texperiance. On a vu dans ce personnage le fameux Duplessis-Mornay, qui, dans l'assemblée de Saumur (161 1) et depuis, fit preuve d'un esprit conciliateur et pacifique. — Quant au Gentil-

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 74-I 14. 2Jf

homme de Xamtonge (p. 77)^ on reconnaîtrait volontiers en lui d'Aubigné, si l'auteur n'avait eu soin, pour dérouter le lecteur, sans doute, de se borner à intervenir entre les deux adversaires.

P. 79. — un navire qui loge deux partis. Voir Les Tragiques (Miferes), t. IV, p. 34.

P. 80. — Le feu Roy nouvelement fepare' d'avec nous. D'après cette phrase, il semblerait que Le Caducée ait été écrit peu de temps après »6io; mais cette date ne s'accorde pas avec ce qui est dit plus loin (p. 88) de la délivrance des dames de Rohan en 1638.

P. 81. — Genebrard, théologien catholique, 1537-1597, auteur d'un Traité des eleâùms, qui lui fit perdre l'archevêché d'Aix, auquel il avait été promu par le pape Grégoire XI V .

P. 82. — une fi Jonglante cure, l'expulsion des Maures par Philippe III, en 1609.

P. 84. — le livre qui s'apele Vindicia?. Voir ci-dessus p. 15.

P. 88. — la délivrance de mes Dames & DamoiJêUs de Rohan, prisonnières à Niort. Il est question de cette délivrance dans deux lettres de d'Aubigné À M. de Rohan, t. I, pp. 533-525.

P. 94. — Alcimus, l'usurpateur des fonctions de grand prêtre chez les Juifs et l'accusateur de Judas Macchabée. Voir Macch., 1,7.

P. 96. — tAJfemhlee de Millaut. Il s'agit de la célèbre Assemblée de Milhau en 1574. Voir Hift. univ., II, col. 730.

P. 99. — la Marquife de Guerchevile. Voir ci-après, p. 311.

P. 105. — du Synode (national) de Privas, en 1613.

P. 109. — ce grand nom auquel feul apartieni gloire 6» triomphe à jamais. Voir k la fin de la préface de YHifi. univ : Le « Dieu vivant, a qui feul appartient honneur & empire à l'éternité. »

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