‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 112 sur 340 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

laquelle on s'offre à nos regards. Celle de cet étranger ne pouvait être qu intéressante pour moi. Dans cette fête publique, que vous avez si méchamment rappelée, j'avais perdu dans une foule immense les amis qui m'y avaient conduite: seule, sans contenance , en butte aux propos grossièrement galants d'un nombreux essaim d'étourdis , je ne savais que dire , que répondre , que faire : mon embarras accroissait encore leur impertinence. Un jeune homme paraît, en impose par sa fermeté , me ravit à ces étourdis , et s'offre d'être mon guide. Je l'accepte en tremblant ; sa physionomie était douce, ses manières respectueuses; je voyais en lui. dans ce moment un libérateur, un protecteur, un ami, et j'ignore encore, lorsque, après quelques heures de recherches , il m'eut rendu à ma société , si je n'étais pas contente de ma triste aventure , et désolée de lui voir une fin si prompte.

CAZINI.

Voilà bien les femmes! elles n'ont que des idées romanesques.

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