‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 155 sur 340 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DOLBAN, MARIE.

DOLBAN.

Vous m'avez fait peur, j'ai cru que c'était mon neveu ou ma pupille.

MARIE

Ils ne sont pas encore descendus. Voici votre portrait; on vient de l'apporter à l'instant de la ville; je ne l'avais pas encore vu; il est d'une ressemblance frappante.

DOLBAN.

Les diamants sont bien montés.

MARIE

Quelle sera la joie d'plise quand elle verra ce portrait! elle l'attend avec impatience.

DOLBAN.

Ob! il ne faut pas qu'elle le voie avant la fin de mon épreuve; tout se découvrirait.

MARIE

Vous persistez donc toujours à vouloir passer pour votre valet?

DOLBAN.

J'y suis résolu plus que jamais. Une seule cbose m'afflige, c'est que je ne peux me livrer au plaisir que j'éprouve de revoir mon aimable pupille; mais son jeune <4ge me défend de la mettre du secret,

MARIE

Avouez qu'elle est cbarmante! d'une naïveté, d'une innocence...

DOLBAN.

Sa naïveté m'amuse quelquefois : je veux lui donner un époux digne d'elle. Fille de mon intime ami , j'ai promis de faire son bonbeur. Mon état de marin, mes longs voyages m'ont toujours éloigné de cette enfant rbérie;niais vous, ma bonne Marie, vous m'avez rem-

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