‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 158 sur 340 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

DU M ONT

Comment ! des riches colonies Il est le plus riche colon.

(A part.)

Si j'épouse la pupille , Je roulerai sur l'argent. Oh! je vois qu'il est utile D'avoir un riche parent.

^ i DOLBANjà pari,

^ j Tu n'auras pas ma pupille , tïi I Tu désires trop l'argent.

Oh! je vois qu'il est utile

D'éprouver certain parent.

DU MONT

Tu ne conçois pas le plaisir que tu nie fais...

DOLBAN.

Je m'en doute.

DU MONT

En te faisant ces questions , ce n'est pas l'intérêt qui m'a guidé.

DOLBAN.

Oh! je le vois bien.

Que nepuis-je bientôt presser dans mes bras ce cher oncle !

DOLB AN.

Quelle tendresse! il saura la reconnaître. C'est vous, sans doute , qui épouserez mademoiselle Elise , car on dit que votre cousin Florvel...

DUMONT

Est un fou, un étourdi, sans mœurs, sans principes.

i5o L'ONCLE VALEÏ

J'ai vainement, par mes conseils, voulu le ramener clans le bon chemin; c'est un homme perdu. Ne dis pas cela à Dolban : je ne veux pas lui faire de tort ; mais je plains cette aimable Elise si elle devient son épouse.

DOLBAN.

Soyez tranquille , votre oncle est clairvoyant : d'un coté , il verra la douceur , la franchise , les vertus ; de l'autre... oh! c'est vous qui l'épouserez.

Je l'espère; mais pourtant Florvel est aimable, sa figure est séduisante, et je crains...

DOLBAIN", le regardant de la tète .lux pieds.

Mais vous n'êtes pas mal, vous.

Tu me flattes. J'aperçois Elise; depuis huit jours que je suis ici , je cherche à m'en faire aimer : laissemoi, je veux lire dans son jeune cœur.

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