SCÈNE III
DOLBAN, DUMONT.
DUMONT
Ah! le voilà, mon bon Picard.
Qu'il est caressant!
DUMONT
Eh bien! Florvel n'arrive donc pas? Il sait peut-être (|ue mon oncle ne doit être ici que dans un mois. Je me fais une fête de connaître ce cher oncle dont les bontés...
DOLBAN.
Oh! il a toujours aimé beaucoup ses parents.
DUMONT
ïu dois être heureux à son service?
DOLBAN.
Je ne m'en plains pas.
DUMONT
Dis-moi , Picard , les bruits que l'on fait courir sur sa fortune sont-ils fondés?
DUO
DUMONT
Dois-je croire ce qu'on m'a dit De Dolbaii et de son crédit ? fus.
DOLBAN.
Ce n'est pas du tout un faux bruit , Croyez ce que l'on vous a dit. bis.
DU ai ONT.
On dit qu'il compte pour l'ichesse Des prés, des bois et des maisons, Des vaisseaux et leurs cargaisons, Enfin , des biens de toute espèce.
DOLBAN.
Oui, Dolban compte pour richesse Des prés , etc.
DU M ON T
D'honneur pour lui j'en suis content.
DOLBAN.
On m'aime ici pour mon argent.
DUMONT
A-t-il des biens en Amérique ?
DOLBAN.
La plus belle habitation.
DUMONT
N'a-t-il pas à la Martinique?...
DOLBAN.
Plusieurs beaux moulins à coton.
DUMONT
A-t-il aussi des sucreries?
DOLBAN.
Et cent négresses ti*ès-jolies.
Enfin , des riches colonies Il est le plus riche co'lon.