‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 187 sur 340 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

MARI E , anx jeunes gens.

Vous avez tort, je puis vous jurer que voilà votre oncle Dolban.

FLORVEL

Ah ! laissez donc , je vous prie.

ÉLISE

Allons , mon cher Picard , demandez excuse , c'est le plus prudent.

MARIE

Élise, songez au respect que...

ÉLISE

Ce n'est pas ce que vous nous direz qui nous convaincra ; dispensez-vous de mentir davantage , j'ai tout entendu.

DOLBAN.

Ah ! l'espiègle. Eh bien , je le répète , vous êtes tous les deux dans l'erreur : oui, je suis Dolban , et, si quelqu'un est trompé , c'est ce fourbe de Dumont , qui ne voit dans moi que Picard.

ÉLISE

Quoi ! serait-il possible ?

Non, je ne croirai jamais...

DOLBAN.

Et crois en donc , bourreau , ce porte-feuille , ces lettres, ces papiers de famille , et plus encore , ce portrait dont je voulais parer Elise , le jour de son hymen.

ÉLISE

Quoi , le portrait de mon tuteur ! celui que j'attendais Ah! bon dieu ! ce sont vos traits; oui, oui ,

cVst votre portrait : ah ! Florvel , que nous sommes coupables !

DOLBAjV.

Oh! toi, tu ne peux l'être ; embrasse - moi , et j'ai tout oubUé.

(Elle se jette dans ses bras. ) FLORVEL , qui a repris le portrait des mains dÉIise.

Il est ma foi très-ressemblant. Ah! ahî ah ! la bonne aventure. Vous avez bien fait de vous faire connaître, car, quelques moments plus tard, par amitié pour mon cher oncle, j'aurais bien pu le jeter par les fenêtres.

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