SCENE XX. aS'ï
Qu'est-ce que c'est, tu te joins... Mon cher, je te prie de me parler avec plus de respect.
DOLBAN.
Mais, en vérité, je ne vous conçois pas; serait-ce un jeu ?
FLORVEL
Non, monsieur Picard, ce n'est point un jeu ; j'ai ri trop long-temps : maintenant je vais vous parler sérieusement.
DOLBAN.
Que diable veut-il donc faire ?
FLORVEL
C'est donc vous , monsieur le traître , qui vous permettez de machiner de petites fourberies , de prendre im déguisement , de vous faire passer pour mon oncle.
DOLBAN.
Mais non , en vérité , mon neveu , je puis vous assurer
FLORVEL
Paix! votre projet était de me faire repartir.
ÉLISE
De le calomnier auprès de votre maître.
DOLBAN.
Eh non! c'est que vous n'êtes pas au fait; je puis vous assurer au contraire que c'est une supercherie.
FLORVEL
Silence, encore une fois.
ÉLISE
Ne l'irritez pas , il est violent ; c'est un conseil que je vous donne.
DO L BAN, impatienté.
Eh! je m'embarrasse bien....
FLORVEL
Hin! mais je crois qu'il raisonne. Misérable , tu oses te couvrir des habits de ton maître, prendre ce nom respectable ! Oh ! il faut que je venge l'affront que tu lui fais.
DOLBAN.
Florvel, écoutez , ne plaisantons pas. {J part.) Diable, ceci devient sérieux.
ÉLISE
Mon ami , avouez tout , ou vous êtes un homme perdu.
DOLBAN.
Me voilà bien , avec mon stratagème. Que le diable emporte les neveux, les valets, et l'oncle qui, je crois, est encore le plus fou.