‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 205 sur 340 · SCÈNE XIT · texte numérisé non relu

SCÈNE XIT

VALCOURT, FIRMÏN, MICHEL,

FIRMI N.

Comment! c'est toi , Valcourt !

C'est moi-même ; tu arrives à propos pour calmer mes chagrins. Je suis vrainient affecté... Tu te port'es bien au reste.

FlRMIN.

Tu joueras donc toujours ! si tu savais le tort que tu te fais !

VALCOURT

Oh! non; j'avaî^ même renoncé à jouer, et sans ces diables de voyageurs... Oh! c'est une leçon dont je me souviendrai : tu vois aussi combien je suis triste. Mais a propos, dis-moi , Florvel voit-il toujours cette grande italienne ?

FIRMIN

Tu devrais faire de mures réflexions.

VALCOURT

Oh! je suis maintenant très-raisonnable. Mais comment se porte la petite Zoé , que nous allions voir erjsemble , t'en souviens-tu ?

FIRMIN

Le dénuement où tu te trouves..,

VALCOURT-

Est bien cruel. T'a-t-on dit que j'avais gagné à mon Tome m. 2J

commandant trois cents louis sur sa parole? Il n'a pu me les payer.

F m M IN.

Pourquoi donc ?

VALCOURT

Il fut tué le soir même sur la brèche h deux pas de iiioi. Ce diable de boulet a emporté mes trois cents louis.

Fi RM IN.

C'était un brave officier.

V A. L COUR T

Aussi, Tai-je bien regretté. Quelque jour je paierai mes dettes comme lui.

FI RM IN.

Revenons à toi. Ne te reste-t-il aucune ressource ?

VALCOURT

Pas que je sache, à moins qu'il ne soit en ton pouvoir de me prêter une somme assez forte pour acheter des chevaux....

MICHEL, bas à Firmin.

Dites que vous n'avez pas le sou.

Je le voudrais de tout mon cœur; mais la somme que je pourrais t'offrir ne te suffirait peut-être pas....

VALCOURT

Ken parlons plus. Je connais ton amitié : d'ailleurs celte somme serait trop considérable, je craindrais de ne pouvoir pas te la rendre. Je ne t'en remercie pas moins, mon cher Firmin.

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