SCENE Xll
VALCOIJRT.
Ma foi, moi, je ne connais ni n'aime l'original.
F 1 R M I N , bouriant.
Tu ne voudrais pas nie le céder })ar quelque arrangement....
V A L C O 11 R T , 1 cflechiî,saul .
Un arrangement....
MICHEL
Non, mais dans un besoin pressant vous le joueriez peut-être.
V A L c o lî R T , éclatant de riir-
Ha ! ha ! ha ! cela serait plaisant.
F 1 R M I N , riant.
Quoi! tu pourrais consentir....
VA LCOUR I .
Je crains de n'avoir pas assez île \ ertus pour résister a tes séductions....
FI RM IN.
Tu plaisaiiies peut-être?
V ALCOURT.
Non , je ne plaisante pas. Une sottise de plus ou de moins n'est pas une affaire pour moi. Nous sommes seuls dans cette auberge, personne ne nous trahira; et vite, dans un coup de trente et quarante.» \ oyons à qui des deux, appartiendra le portrait de ma belle.
FIR3IIJS.
Tu es un grand ("ou! Mais je ne joue jamais, et ic suis iionteux....
VAL COURT
Cela sera bientôt fait. Tu vas devenir le possesseur de cette image adorable.
MICHEL
Jouez. L'amour doit triompher de la fortune.
F I R M I N , se consultant.
Oh ! si je pouvais gagner !.. Ma foi , je suis indécis... D'ailleurs, je serai le maître de quitter le jeu.
VALCOURT
Bon, tu chancelles? Allons, Michel, approche la table.
FIRMIN , en riant.
Mais si tu allais me ruiner.
VALCOURT
Ma foi, tant pis pour toi.
FI RM IN.
Un ami, oh ! cela ne serait pas bien.
VALCOURT
Point d'ami au jeu; après, c'est différent, bourse commune.
FI RM IN , en liaui.
Sais-tu bien que tu m'effraies.
VALCOURT
Tu te moques de moi, parce que je rie suis pas en fonds; mais que sait-on, la fortune est si bizarre.
FIRMÎN.
Et les hommes si fous! Mais quelle somme faut-il mettre contre ce portrait?
Regarde-le d'abord, vois comme il est bien fait, la