‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 217 sur 340 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

MICHEL

Gare le quiproquo.

MADAME DERVAL

J'ai appris votre malheur. — Ce n'est pas ici le moment de vous faire des reproches, des remontrances; quand vous serez plus calme, je vous parlerai le langage d'une mère, d'une amie; en attendant, bannissez tout chagrin : quelque considérable que soit votre perte, ma fortune me permet de la réparer.

MICHEL

Ah! la bonne, l'excellente tante! Madame, si mon maître ne répond pas à tant de bontés, croyez que c'est la confusion seule qui lui ôte la parole.

MADAME DERVAL

Vous aimez Jenni ?

MICHEL

Oh! s'il l'aime.

MADAME DERVAL

Elî bien ! apprenez que votre hymen se fera aussitôt après notre arrivée.

F I R M I N , plus embariassé.

Que dire, que répondre?

MICHEL

Rien , car vous gâteriez tout.

MADAME DERVAL

Mais, mon cher neveu, il me semble que je fais assez en votre faveur, pour entendre au moins de votre bouche quelques mots de tendresse, de remerciement,

MICHEL

Allons donc , flattez son erreur.

FI RM IN,

Quoi! tu veux...

MICHEL

C'est un moyen de voir votre Jenni.

FIRMllV.

Ah! madame!... ma tante.

iNI 1 C H E L , bas.

Jettez-vous à ses pieds.

FIRMIJV.

C'est à vos genoux, que je dois...

MADAME DERVAL

Allons , allons, que tout soib oublié.

( Firiuln l'embiasse. ) MICHEL.

Le bon eœur! voilà le phénix des tantes.

MADAME DERVAL

Je vous quitte un instant. — Je vous prépare encore un plaisir auquel vous ne vous attendez pas : je suis à vous dans un moment.

i F.lle entr<' clans la r'h;iiubre de Jenni. )

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