SCÈNE V
Mademoiselle BONNARD, BONKARD , SOPHIE.
B O ]y W A II D , embrassant Sophie.
Elle arrive à propos. Eh! bonjour, ma pupille.
( A sa sœur. )
Elle a passé la nuit dans un sommeil tranquille. Si j'en crois la fraîcheur et l'éclat de son teint : C'est la rose qui brille au retour du matin.
• MADEMOISELLE BONNARD
Mais, mon frère, voilà de la galanterie.
BONNARD
Qui n'est galant auprès d'une femme jolie?
MADEMOISELLE BONNARD
Les jeunes étourdis qui vivent à présent Ne vous ressemblent pas.
iiONNARD, eu riant.
Non, très-heureusement.
MADEMOISELLE BONNARD
Aujourd'hui la jeunesse est folle , inconséquente ; Il est pourtant des gens qui la trouvent charmante! En elle je ne vois rien qui soit à ijj^uer : Elle sait bien se battre, et fumer et jouer. Voyez-la dans un cercle: on parle politique. De valses, de canons, de chevaux, de musique. De femmes et d'assauts. Si l'on parle de vers , C'est pour en raisonner bien souvent de travers. Des hommes d'autrefois quelle est la différence!