‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 257 sur 340 · DUBOIS, BEL VAL · texte numérisé non relu

DUBOIS, BEL VAL

BELVAL

Nos affaires vont bien. Oh ! le maudit tuteur !

DUBOIS

L'aventure est unique , et j'en ris de bon cœur.

BELVAL

Ris , ris donc en effet , la chose est très-plaisante !

DUBOIS

Mais votre prétendue est peut-être charmante. Ce n'est pas un enfant...

BELVAL

Faquin , quitte ce ton , Car ta plaisanterie est fort peu de saison.

DirBOIS.

Mais pourquoi vous fâcher? car enfin cette dame Est, malgré ses appas, loin d'être votre femme. Il faut être prudent. Laissez-là vos fureurs. Préparez-vous plutôt à dire des douceurs ; Songez que d'un futur vous occupez la place.

BELVAL

Je n'oserai jamais, la regarder en face.

DUBOIS

Ohl vous avez beau dire, il le faut cependant; Près d'elle, bien ou mal , il faut jouer l'amant.

BELVAL

Nous aurions dû prévoir cet embarras extrême; Mais nous duperait-on par notre stratagème ?

4oo Li:S TUTEURS VENGES.

DUBOIS, vivement.

Pour moi, je jugerais que le tuteur Bonnard Est de très-bonne foi. Tout n'est dû qu'au hasard. Nous savons aujourd'hui , par notre expérience , Qu'un tout autre intérêt conduit Blinville en France.

BEL VAL

Mais peut-on supposer ce bizarre hen?

DUBOIS

Tout s'arrange ici bas lorsque l'on a du bien. La beauté, les vertus, attirent nos hommages; Mais l'argent est le dieu qui fait les mariages.

BELVAL

J'entends du bruit : on vient...

DUBOIS

Ce n'est que le tuteur.

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