‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 26 sur 340 · VALENTIN, SEUL · texte numérisé non relu

VALENTIN, SEUL

L'appétit! Il a bien trouvé le moyen de m'en donner. Que le ciel te confonde, toi et tes complices!... Et mon maître qui tout à l'heure doutait encore.... Il est possible , me disait-il , que le capitaine ait acheté aujourd'hui nos bijoux à la ville. Moi, je ne me suis pas trompé; du premier coup d'œil j'ai vu chez qui nous étions. Les scélérats ont toujours là quelque chose (se touchant le front^\ mais comment leur échapper? je ne vois pas un moyen. — Allons, il faut nous résigner; maudit voyage! maudite rencontre!

RONDEAU

Mourir si jeuiit' , ah! quel doainiaj^cl Mourir quaud on est bien jiorlaiil!

42 LE VIEUX CHAïEAlj.

Hélas ! si près du grand voyage , Je n'ai pas fait mon testament!

Adieu! chère Claudine; O regrets supei-flus!

Quoi ! ta charmante mine , Je ne la verrai plus!

Je regrette surtout son joli petit nez retroussé!... Ah!

3Iourir si jeune , ah ! quel dommage ! Mourir quand on est bien portant :

Hélas ! si près du grand voyage , Je n'ai pas fait mon testament !

Dans ma crainte cruelle , Je vois tous les voleurs ; Ils frappent, je chancelle, Je tombe, et je me meurs.

\ilons, bon soir, mes amis! il faut prendre son parti. i^Bliiwal arrwe ^ il fait un cri.) Ahi!

Mourir si jeune, ah! quel dommage!

Mourir quand ou est l)ien portant :

Hélas ! si près du grand voyage , Je n'ai pas fait mon testament !

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