‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 27 sur 340 · SCENE XYU · texte numérisé non relu

SCENE XYU

VALENTIN

Plût à Dieu que je le fusse! je ne sentirais pas si vivement les approches de la mort.. Je vous conseille aussi de faire vos préparatifs... ça ne tardera pas.

BLINVAL

Je suis certain, moi, que tes frayeurs sont peu fondées , l'ordre qui existe dans ce château , les meubles des appartements , rien n'annonce un repaire de bandits.

VALENÏIN.

Ah ! vous voilà encore avec votre incrédulité ! Je vous dis , moi, que l'on conspire contre nous; j'ai entendu, ce qui s'appelle entendu, Burbando qui décidait la manière dont il fallait se débarrasser de nous,

BLINVAL

Est-il vrai?

Oui, très-vrai... Des hommes armés sont cachés; à un signal, ils entreront dans l'appartement.

BLINVAL

Tu as entendu cela?

VALENTIJV.

Entendu , c'est 1( mot.

BLIIN VAL.

Ce que tu me dis m'inspire une horreur! mais ce qui m'a le plus frappé , c'est le trouble de cette jeune personne qu'il appelle sa pupille : ses yeux semblaient me dire qu'elle était malheureuse; elle m'a fait une impression ! elle m'a inspiré un intérêt....

VALENTIIV.

Vous avez remarqué qu'elle a appelé le ehâteau sa prison? — C'est quelque jeune fille qu'il aura rencontrée sur la route, et qu'il retient ici par force.

BLINVAL, réfléchissant.

Ne pourrais -je la délivrer ?

VALENTIN

La délivrer ! Eh! pensons plutôt à nous sauver nousniénies. Mais la voici.

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