SCÈNE IV
STÉPHANOW, GESLIN, PANOW , Un EXILÉ, Un officier COSAQUE, Ues EXILÉS.
l'exilé.
Mes compagnons, de la prudence; Vers nous un officier s'avance.
(Tous les Exilés se séparent par troupes: les uns se mettent à jouei aux «lés; d'autres aux cartes, et à quelques jeux tle mains. Quand ils voient l'oflficier , il se mettent à chanter.)
CHOEUR d'exilés.
Savoir supporter ses malheurs , C'est la bonne philosophie :
Il faut toujours semer de fleins l/aride sentier de la vie.
l'officier cosaque.
Monsieur le gouverneur ordonne à l'exilé BcMiiowskl lie rester en ee lieu; il veut l'entretenir en partieii lier.
BÉNIOWSKI , à pan, <)uel est ce projet d'importance ?
Que me veut donc le gouverneur ?
Sachons déguiser ma frayeur.
LES EXILES, se parlant en désoidre et d'un ton très-bas. Quel est ce projet d'importance ?
Que lui veut donc le gouverneur?
Mais déguisons notre frayeur :
A.mis , il faut de la prudence.
(L'officier cosaque regarde les exilés avec curiosité; les exilés , avec l'apparence d'un air libre , se remettent à leurs jeux , et chantent. )
.Savoir supj)oiNr ses malheurs, etc.