ACTE II, SCENE X
Tu ne cherches point à te justifier ?»Tii n««s rien à dire?
BÉNIOWSKl.
Non : mais si vous vous croyez assez instruit de ma trahison pour me condamner, quelque rigoureuse que soit ma sentence, je me résigne à mon sort.
LE GOUVERNEUR
Et tu ne te crois pas ingrat?... Non, je n'ai point d'assez grandes preuves pour prononcer une sentence de mort; mais je ne suis point assez convaincu de ton innocence pour ne pas te retenir prisonnier. Donne moi le temps de fixer l'incertitude dans laquelle je suis plongé. [^ Lui prenant la main. ^ Ah! Béniowski! ne sois pas coupable ; j'ai besoin d'un ami tel que toi pour être heureux. Adieu : je vais faire arrêter Stéphanow. Si le traître m'a trompé , je saurai venger l'innocence.... l'innocence calomniée. Cet appartement sera ta prison jusqu'à mon retour. Vous, messieurs, suivez-moi; vous m'aiderez à découvrir la vérité.
(Us sortent. )