‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 329 sur 340 · ACTE 111, SCENE IV. /,ç · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE IV. /,ç

Exilé, pourquoi me fuis-tu? pourquoi restes-tu toujours loin de moi? Viens, mon cher bienfaiteur, me presser dans tes bras, me réchauffer sur ton sein; viens, par ton haleine, rendre la vigueur à mes membres glacés; au nom de la pitié, viens à moi!

STÉPH ANOW.

Nature, tu l'emportes ! Périssons, s'il le faut; niais ne souillons pas ma main dans le sang innocent. Loin (le moi ce fer assassin! Ah! mon cœur est soulagé; je pleure et vole à son secours!

Bien! bien! mon ami, tu me couvres de ton manteau ; mais le froid peut toi-même te gagner : lève la tête, que je puisse reconnaître les traits de mon bienfaiteur! Pourquoi te cacher dans mon sein?

s T É P H A N O W , détournant le visage.

Béniowski !

Tu pleures? C'est de me voir dans l'état olj je suis. Si tu savais ce que j'ai souffert avant d'arriver en ces lieux!... Vois mes mains ensanglçintées!... Seul, sans nulle clarté que la blancheur trompeuse de cette neige, j'errais sur ce mont ; entramé par des avalanches , je roulais de buissons en buissons, de rochers en rochers. Enfin, accablé par le froid, meurtri par mes chutes, le ciel, après six heures de souffrances, me jette mourant dans les liras...

49i BENIOWSKL

s T É P H A. N O W , levant la tête.

De ton plus cruel ennemi... Reconnais-inoi; je suis Stéphanow.

BÉJVIOWSKI, se levant

Qui, toi? Stéphanow ! Grands dieux! où suis-je? ' Aux exilés gui entrent. ) Mes amis, secourez-moi.

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