SCÈNE XL
STÉPHANOW, Les EXILÉS, PANOW, FEMMES ET ENFANTS, APHANASIE, UN EXILÉ, BÉ- NIOWSKI, Le gouverneur, arrivant a la tête de ses cosaques ., et montrant le rocher couvert de femmes et d'enfants.
Perfide ! implore ma clémence.
BÉNIOWSKI, au gouverneui .
Craignez un fimeste transport ; Le désespoir est dans nos anies :
5oo BÉNIOWSRl.
Ce rocher renferme la mort.
Voyez vos enfants et vos femmes.
( Le gouverneur et les cosaques restent indécis. ) LES FEMMES, tendant les bras.
N'approchez pas ! n'approchez pas !
Ou vous nous donnez le trépas.
LES COSAQUES reculent.
N'approchons pas ! n'approchons pas !
LE GOUVERNEUR , encourageant les cosaques à avancer.
Punissons ces monstres infâmes !
LES EXILÉS, avec force.
N'approchez pas ! n'approchez pas !
APHANASIE, se découvrant.
Mon oncle ! mon époux !
LE GOUVERNEUR, BENIOWSKI.
Aphanasie! ah! malheureux!
(Le gouverrieur recule un peu. Béniowski , dès qu'il reconnaît Aphanasie , jette le flambeau qu'il tenait à la main, et tombe à genoux enti-e les exilés et les cosaques. Le gouverneur , qui s'aperçoit du mouvement de Réniovfski, veut en profiter et fondre sur les exilés ; mais Panow se saisit du flambeau, et le porte vivement à l'ouverture du rocher; ce qni fait reculer piécipitamment le gouverneur et les cosaques. )
BENIOWSKI.
Cruels! j'embrasse vos genoux.