SCENE XII
STÉPHANOW, Les EXILÉS, PANOW, FEMMES ET ENFANTS, APHANASIE, Un EXILÉ, BÉ- NIOWSRI, Le GOUVERNEUR, GESLIN, à la tête d'un parti d'exilés de la Sibérie, qui fait feu sur les troupes du gouverneur.
(Béniowski vole à la défense du j;ouvcrneur.)
GESLIN
La victoire est à nous! du chAteaii je suis rnaîu»-. De CCS feux vovc/ la clarlc;
c'est le signal de la victou'e, C'est celui de la liberté.
tjq I De CCS feux voyez la clarté ; "■
^ I C'est le siernal de la victoire , fcq ] C'est celui de la liberté.
^ J LE GOUVERNEUR
y^ I Ils sont vainqueurs de tout côté;
I C'est le signal de la victoire,
\ Et celui de la liberté.
BENIOWSKI, recevant dans ses bras Aphanasie.
Ma chère Aphanasie !(^ Geslin.) Et toi, mon ami, qui t'a conduit à notre secours?
GESLIN
Je fuyais ces tristes cantons; je chercliais la mort au miheu des déserts : j'aperçois une troupe armée ; je reconnais les exilés de la Sihérie. Nous entendons le hruit de votre combat ; mais, ne pouvant voler à votre secours , nous marchons vers le château , qui , privé de garnison , se rend à l'instant même. On prépare les vaisseaux; le vent est favorable, et le ciel, toujours protecteur de la cause la plus juste, nous donne la victoire , et met un terme à notre captivité.
BÉN lOWSK r.
O mon ami !
LE GOUVERNEU R.
Béniowski, je suis ton prisonnier*, dispose de mon sort.