‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 47 sur 340 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MELFONT, NORTON, BETTY.

MELFONT, à Betty.

En effet, quel est donc le motif qui te presse? Me viens-tu de la part de ta jeune maîtresse? Avant, dis-moi comment elle a passé la nuit.

BETTY

Fort mal , j'en pleure encor : Sara s'est mise au lit A peu près vers minuit; elle s'est assoupie. Son sommeil paraissait être une léthargie, Tant il était profond. Mais bientôt s'éveillant. Elle pousse des cris, se lève brusquement, Se jette dans mes bras, tremblante, anéantie; J'ai cru que par quelqu'un elle était poursuivie. Son front était couvert d'une froide sueur... J'ai fait ce que j'ai pu pour calmer sa frayeur ; A tous mes soins elle a répondu par des larmes. •Ah! monsieur , c'est à vous d'apaiser ses alarmes. Vous avez son amour, vous êtes son espoir....

MELFONT, à part.

Ah ! grands dieux !

BETTY

Maintenant elle voudrait vous voir.

MELFONT.

A ses désirs jamais pourrais-je être rebelle: Dis-lui que dans l'instant je me rendrai chez elle

BETTY

Non , elle va venir.

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