‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 62 sur 340 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

Ce qui n'est dans le fond qu'un acte de justice? Mon amour me l'ordonne ainsi que ma raison : Je ferai, je le dois, la restitution Des bijoux et des biens qui furent mon partage: Votre remercîment me serait un outrage.

MELFONT.

Madame, c'est assez, je fuis tant de bonté; Je craindrais de céder en générosité.

M ARWOOD.

Fuyez; mais jouissez de tous vos avantages : De votre amour passé remportez tous les gages. Dans l'état où je suis, et pauvre et sans honneur, Puis-je encore obtenir une seule faveur?

Quelle est-elle! Parlez?

M A R W O O D , avec affectation.

La mort que je désire !

MELFONT.

Que dites-vous, Mar^'ood?... oh! quel est votre empire!

Pourquoi suis-je venu braver votre pouvoir?

Me forceriez -vous donc à trahir mon devoir?

Non, demandez mes jours; mais que votre cœur cesse

De prétendre jamais obtenir ma tendresse.

Il faut que je vous quitte... Ah! depuis trop long-temps.

J'écoute de Marwood les discours séduisants.

MAllWOOD.

Vous voulez me quitter? Eh bien! puisque ma flamme Cherche à trouver, en vain, le chemin de votre ame , Hannah ! fais-nous venir ce jeune intercesseur. Tome III. ■ 7

c)S LA COURTISANE.

Qui, malgré ses efforts, me rouvrira son cœur.

( Hanuali court chercher l'enfant. ) MELFONT.

Eh quoi!

M ARWOOD.

Si de l'amour il brave le murmure , Pourrait-il être sourd aux cris de la nature !

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