‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 80 sur 340 · M EL F ONT · texte numérisé non relu

M EL F ONT

Ce repentir subit ne m'en impose pas :

Sa cause ne vient pas de l'horreur de tes crimes.

Mais du regret d'avoir désigné tes victimes.

M AR woo D.

Ah! rendez-moi ce fer; et vous verrez ma main, . Par le remords guidée , en déchirer mon sein. Mais si de mon pardon vous m'ôtez l'espérance , Hélas ! faites cesser ma coupable existence : J'aime mieux par vos mains, ici, perdre le jour. S'il nie faut renoncer, ingrat, à votre amour.

(Meltbnt fait un geste d'impatience.)

Je sais que mes excès font frémir la nature;

Mais une mère enfin venge-t-elle une injure,

Sur l'innocent objet d'un amour malheureux?

Non, le cœur d'iuie mère est toujours vertueux.

Vous connaissez aussi l'affreuse jalousie :

Si de votre Sara je menaçai la vie.

De commettre un tel crime aurais-je le pouvoir?

Et peut-on croire enfin aux vœux du désespoir!

Oubliez ma fureur , mon repentir l'efface :

C'est à genoux, Aleifont , que j'implore ma grâce.

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