‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 102 sur 400 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MiLADY HARVEY, Sir TIARVEY, CLARA, Madame FOLLEVILLE.

SIR HARVEY

Vous savez que sur tout je vous donne raison ; ]frais c'est avoir aussi trop de prévention. L'orphelin Edouard....

MILADY

Parvenu par l'intrigue , Ne doit d'être nommé qu'à quelque sourde brigue.

SIR HARVEY

L'appeler intrigant! c'est vraiment l'offenser.

MILADY , avec la plus grande hauteur.

Ce sujet nie déplaît; si vous vouliez cesser.

!7o L'ORATEUR ANGLAIS.

Songez que ses talents sont très-recommandables ; Et qu'il est distingué des membres honorables....

MILADY

Dites de ces brouillons , fléau de leur pays , Des ministres toujours combattant les avis ; Qui, de l'opinion suivant toutes les phases, Prétendent gouverner l'état avec des phrases.

SIR HARVEY

Sur ce sujet, madame, on sait bien qu'ils ont tort, Qu'un ministre a raison.... quand il est le plus fort; Et qu'en contrariant on risque de déplaire. Moi , comme je suis bien avec le ministère , J'espérais qu'Edouard....

M A D A. ]\I E F O L L E V I L L E , à Clara.

Ah ! l'on compte sui" lui.

MILADY

Jamais d'aucun ministre il ne sera l'appui.

Vous savez bien, monsieur, que c'est un philosophe.

Un athée, un méchant....

MADAME FOLLEVILLE, à Clara.

Quelle rude apostrophe ! *

MILADY

Ne vous souvient-il plus de nos discussions? Et ne m'a-t-il pas dit, parlant de nos grands noms. Qu'il ne regarde, lui, le meilleur gentilhomme Que comme son égal, s'il est un hoimcte honnne!^

SIR HARVEY

Mais il déraisonnait. Et je sais bien par moi Qu'un gentilhomme est un....

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