ACTE, I, SCENE VI
MADAME FOLLEVILLE, à Clara.
Il croit l'être , ma foi :
M IL AD Y
Sur ce sujet, monsieur, nous n'eussiez dû rven dire ; Les barons comme vous prêtent à la satire ; Et nous rions de voir tous ces nobles nouveaux Se ranger près de nous, sous les mêmes drapeaux.
SIR HARVEY
Ce que vous dites là , sans doute , est admirable ;
( Timidement. )
Mais je n'en suis pas moins entêté comme un diable. Moi, je veux accueillir notre aimable orpbelin , Qui fera dans le monde un rapide chemin....
(Milady regarde sir Harvey avec colère.)
Eh i d'ailleurs mllord duc, votre honorable frère. Veut connaître Edouard, et lui parler d'affaire.
(Avec importance.)
Ainsi je ne pourrais adopter vos avis
Sans déplaire au ministre et trahir mon pays.
MIL AD Y
Que ne le disiez-vous. Sa grâce vous l'ordonne; Par égard pour le duc je verrai la personne. De mon juste courroux ne craignez plus l'éclat, Oui, je le sacrifie à la raison d'état.
MADAME FOLLEVILLE, àClara.
C'est une douce femme.
CLARA, bas à madame FoUeville.
Eh! paix donc, mon amie!