SCÈNE VIIL
ANDREWS, Madame FOLLEVILLE, CLARA, MILADY.
ANDREWS, à madame loUevilli-.
Est-ce que l'orphelin habitera ces lieux?
MADAME FOLLEVILLE
Eh ! non , Andrews.
ANDREWS
Tant pis!
CLARA
Il y viendra.
ANDREWS
Tant mieux !
Avec nous, pauvres gens, comme il était affable.
MILADT.
Le sot! — Andrews, sortez! vous faites trop l'aimable.
(Andrews sort. )
Les valets, aujourd'hui, deviennent raisonneurs; C'est encore un bienfiiit des modernes docteurs.
EDOUARD, Sir HARVEY, MILADY, Madame FOLLEVILLE, CLARA.
SIR HARVEY
^ A milady , bas. )
Yoilà notre Edouard! De voire bienveillance Daicjnez l'encourager.
Dites mon indulgence.
EDOUARD
Je ne puis exprimer le plaisir, le bonheur...
( A madame Folleville et à Clara. )
Madame! et vous, Clara, mon amie et ma sœur...
C L A 11 A , à part.
Le trouble de mon ame...
MADAME FOLLEVILLE, bas à Clara.
Eh! mon enfant, courage!
SIR HARVEY
Ne le trouvez-vous pas bien grave pour son âge ? Il a pris tout à coup un air froid, sérieux...
Que je dois au chagrin d'avoir quitté des lieux, Où j'ai passé les jours de mon heureuse enfance : Sur mes traits sont écrits les tourments de l'absence.
Pour moi , je ne crois pas que vous soyez changé.
M IL AD Y
Si de quelques défauts monsieur .s'est corrigé, A nos regards encore il sera plus aimable.
( Edouard s'incline. ) SIR HARVEY, à part.
Gela commence bien.
MADAME FOLLEVILLE, à part.
Peste ! quel ton affable !
M IL AD Y
Mais, à propos, monsieur, je vous fais compliment :