‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 112 sur 400 · ACTE 11, SCENE II. i · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCENE II. i

.le retrouve Clara, je la revois plus belle, .le lui dis que mon cœur lui fut toujours fidèle. Que je brigue l'iionneur d'un renom glorieux , Afin de resserrer un jour nos tendres nœuds.

SIR HARVEY

Le sentiment est bon.

EDOUARD, toujours avec plus de clialeur.

Que ne dois-je pas faire Pour parvenir, monsieur, à vous nommer mon père? Vous le fûtes pour moi dès mes plus jeunes ans , Vous en eûtes l'amour et tous les soins touchants ; Et, toujours votre fils par la reconnaissance, .le voulais revenir au temps de mon enfance , Je voulais que mon cœur, fidèle à son devoir, De vos jours prolongés pût embellir le soir.

SIR HARVEY

C'est bien. — Je l'avais dit, j'ai mal fait de l'entendre. Puisque me voilà pris.

Mon père 1

SIR HARVEY

Il faut se rendre.

Tous deux venez ici : vous , monsieur l'orateur , Qui, je ne sais pourquoi, touchez toujours mon cœur, Je vous donne sa main. — Mais gardez le silence ; IMilady , comme moi , n'aime pas l'éloquence. Si vous parlez , sachez qu'elle peut parvenir A rompre le lien qui va tous nous unir.

( Avec gaîté. )

Dans l'aven^^ je vois votre j)etit ménage...

ï86 L'ORATEUR ANGLAIS.

Et contre milady je reprendrai courage :

Si madame m'atteint par ses airs de grandeur,

Contre elle j'emploîrai ton talent séducteur.

EDOUARD

Mon excellent ami !

CLARA

Mon respectable père!

SIR HARVEY

(A sa fille.)

Tout est bien arrangé. — Surtout songe à te taire. Adieu. Je veux parler à mon gendre futur.

EDOUARD

O Clara ! d'être à vous maintenant je suis sûr.

( Clara sort. )

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