ACTE III, SCENE II. an
Je bannis aujourd'hui toute timidité; Et de moi vous saurez enfin la vérité.
MIL ADT.
( A sir Hai-vey. )
Parlez!... Jugez le ton d'une petite fille.
SIR HARVEY
Es-tu folle , Clara ?
M I L A D Y , avec le plus grand mépris.
Bon dieu, quelle famille'
CLARA
Puisque cotte famille excite vos mépris, De vous en voir, madame, on doit être surpris: Pourquoi de votre nom, si brillant dans l'histoire. Par un hymen bourgeois avoir terni la gloire ?
SIR HARVEY
Je ne suis plus bourgeois , et je suis baronnet.
MILADY
Eh! vous êtes, monsieur, ce que l'on vous a fait.
(A Clara.)
Quoi! vous vous arrêtez.
Madame, d'en trop dire I^orsqu'on craint le danger, il faut qu'on se retire.
(Elle fait une révérence, et va pour sortir. ) MILADY.
Non, non, vous resterez : je veux parler aussi.