ACTE III, SCENE 11. mç
De mes projets sur vous et de votre Française.
D'elle que direz-vous?
M I LAD Y
Qu'on ne vous parle j)as Sans avoir cette dame aussitôt sur ses pas. Je ne vis de mes jours femme plus importune , Plus pédante, pms sotte, et surtout plus commune.
CLARA
Comme vous en parlez î — mon père , entendez-vous î^
SIR. nARVEY, bas.
Que veux-tu? Puis-je, moi, disputer sur ses goûts?
CL A RA
Par ses vertus elle eut l'amitié de ma mère.
Fort bien : je le conçois; elle devait lui plaire. Mais comme elle a fini votre éducation, Et qu'on n'a plus besoin de son instruction, Faites-lui des présents de très-peu d'importance; Puis après priez-la de retourner en France, c L A RA.
Qui , moi! la renvover?
MIL AD Y
Vous devez m'obéir.
CLARA
Elle a mille vertus.
MIL AD Y
Je ne la puis souffrir.
CLARA
Quoi! mon père, est-ce ainsi?....
'J'onie TV. 1 1^
SIR HAR VEY
Pour une bagatelle Veux-tu me faire entrer aussi dans la querelle?
Et sans la regretter vous la verrez partir?
SIR HARVEY
Non, et j'en aurai même un très-grand déplaisir. Mais votre belle-mère est ici la maîtresse.
M J L ADY.
Belle-mère! quel mot! comme il sent la bassesse.
SIR HARVEY, tout interdit.
Pardon! je ne sais plus comme il faut m'exprimer.
CLARA
Moi, je le sais trop bien.
SIR HARVEY, bas à Clara.
Prends garde à l'animer!
MILADY
Et vous savez ma chère ?... Eh bien ! voyons quel titre ?
CLARA
Non, je crains, milady, d'entamer ce chapitre.
MILADY
Quoi ! vous me menacez?
SIR HARVEY, bas à Clara.
Mais tu perds la raison !
MILADY
Vous avez contre moi...
De l'indignation.
Oui , madame , malgré mon respect pour mon père , Et pour vous qui craignez si fort d'être ma mère,