‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 138 sur 400 · CL AU A · texte numérisé non relu

CL AU A

Mais vous parlez....

MADAME FOLLEVILLE

Je ne dois plus me taire.

'iiS L'ORATEUR ANGLAIS.

MISS O D ];: L S O N , eu souriant.

Fa le crime second ?

M A. D A. ME FOLLKVILLE.

C'est d'avoir lu Voltaire :

Cet odieux auteur au cœur sec et méchant , Qu'on eut tort de ne pas étouffer en naissant; Le plus grand des fléaux , et dont l'affreux génie A perdu l'univers par sa philosophie.

Cet impie Edouard a voulu soutenir Qu'à lire cet auteur on avait du plaisir; Que malgré les efforts du cagot qui le fronde. Il serait le vengeur et le flambeau du monde.

SIR HARVEY, avec enthousiasme.

Oui, c'est un flambeau....

M I L A D Y , sèchement.

Paix ! De mes torts je conviens , Et ces principes , miss , sont en effet les miens. J'exècre ces auteurs qui, trompant le vulgaire, Osent donner des lois aux puissants de la terre; Et qui, pour arriver au monarque éternel. Outragent sans pitié les ministres du ciel.

SrJl HA.RVEY, enchiinté.

Milady, c'est très-bien.

MISS ODELSON.

Sur de telles matières Je n'ai pas comme vous de très-grandes lumières; Mais le bon sens me dit qu'un auteur renommé Est des honnêtes gens justement estimé, Lorsque l'amour du bien le conduit et l'échaufTe. Que l'on veuille avilir le nom de philosophe.

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