ACTE IV, SCÈNE VU. aSi
Vous m'aimez, dites-vous ? Prouvez-le-moi , cruelle!
( Inspiré par une pensée nouvelle. )
Mais quel soudain espoir ! N'y soyez pas rebelle.
Edouard , mon ami ! tu me seconderas ;
11 n'est que ce moyen pour finir nos débats.
( A miss Odelson. )
Permettez qu'à l'instant , éclairant le ministre ,
11 apprenne par moi votre projet sinistre.
Ma bouche dira tout , mon amour , mes tourments ,
Votre haine pour lui , pour moi vos sentiments ;
S'il a fait une faute... il n'aura pas l'audace...
Un éclat a toujours effrayé l'homme en place.
Alors, dans sa sagesse, il trouve le moyen
De réparer le mal en formant un lien...
Je ne sais quel espoir vient de charmer mon ame...
Ah! ne rejetez pas ce projet qui m'enflamme!
Dans deux heures au plus, je reviens près de vous.
Heureux par l'avenir , embrasser vos genoux.
Priais vous ne savez pas...
EDOUARD
Ah î craignez , mon amie , De céder au penchant d'une ame trop aigrie ! Ce que propose Henri part du plus noble cœur ; Il voudrait accorder son amour et l'honneur. Le refuser serait vous montrer inhumaine. Laissez-le se livrer au beau feu qui l'entraîne; Près du duc de Weymour , va , vole , cher ami , Et presse ton retour; nous t'attendons ici.
FIN DU QUATllli:ME ACTE.