‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 176 sur 400 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

FLATTEMAN, HENRI, EDOUARD, Madame FOLLEVILLE , Miss ODELSON.

HENRI, à Flattenian.

Ah ! vous venez enfin !

EDOUARD

Que vient-on nous apprendre ?

Avez-vous vu le duc?

FLATTEMAN.

Je suis allé l'attendre

Dans le palais du roi , tantôt en vous quittant. Avec ce prince il n'est resté qu'un seul instant. En sortant d'avec lui, sa figure altérée Annonçait le tourment d'une anie timorée, il m'a pris à l'écart, puis écrivant un mot.... U se disait tout bas. « Je le dois , il le faut... « Ah! puisse mon exemple, en éclairant son ame , <■<■ Le préserver toujours de la crainte du blâme ! » Puis des pleurs tout à coup ont inondé ses yeux ; Et cela m'a paru tout-à-fait merveilleux. Un ministre pleurer ! c'est un trait dans l'histoire , Si je ne l'avais vu , je ne pourrais le croire.

HENRI

Abrégeons , s'il vous plaît.

FL A.TTEM AN.

Après avoir écrit.

« Tenez, cher Flatteman , c'est ainsi qu'il m'a dil. « Allez trouver mon fils , qu'il sache de moi-même « Ma faute , ma disgrâce et ma douleur extrême.» A ce mot de disgrâce, il m'a pris tout à coup. Je ne sais quel vertige, oui, c'était comme un coup Oui me portait au cœur. Si bien que sans rien dire, Moi , j'ai pris le billet qu'il vient de vous écrire , Afin de l'apporter, sans m'informer d'abord Qui doit lui succéder, et c'est un très-grand tort.

(Il lui remet le billet.) SIR HARVEY, à part.

Maintenant je pourrai l'appeler mon beau-frère.

MADAME F O L L E V 1 I, I, E , à Henri qui a lu

Eh bien, monsieur Henri?

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