ACTE V, SCENE VllI. afîf
^ MISS ODELSOIV.
Ce l)illet vous éclaire?,...
Chère miss, vous pouvez me conserver Thonneur, Et faire plus encore, assurer mon bonheur.
ÉDOIARD.
Peu\-tu douter, Henri, cVun ame généreuse '
jMISS O DFLSO TV , troublée.
Lisez-moi re billet.
CLARA , à part.
Ah! je suis curieuse....
HENRI, i;t.
« Je sors de chez le roi ; il sait tout; il a accepté ma « démission; je ne suis plus ministre, et je pars pour et le Continent. Annoncez à miss Odelson que S. M. « veut la voir; et qu'instruite de vos tendres sentiments a et de son estime pour vous, à ma prière, elle vous (c fait duc de Weymour afin de tout reparer par un « hymen conciliateur. Adieu, mon fils, ^aisrnezTam- « hition, et plaignez votre père.»
(Après la lecture de ce billef , miss Odelson paraît absarl)i'-e dans ses réflexions. )
EDOUARD, avec enthousiasme.
A ce trait généreux je reconnais mon roî.
(A miss Odelson.)
Son désir, mon amie , est pour vous une loi.
Oui , sans aucun éclat cet heureux mariage
Vous remet dans vos droits; vous rend votre héritage ;
Et plus tard une loi que promet sa bonté.
Viendra casser Tarrét injustement dicté.
HENRI
Quel jour heureux pour moi ! l'amitié me seconde,
MADAME FOLLEVILLE
Sur l'amour aujourd'hui votre bonheur se fonde.
CLARA
Que j'en suis enchantée !
SIR HARVEY, à missOdelson.
Et qui croyait ici Que vous deviendriez nièce de milady.
FLATTEMAN, à part.
Mais le fils pourrait bien succéder à son père.
( Haut à Henri. )
Permettez que mon cœur toujours franc et sincère...,
HENRI
Laissez....
FLATTE M AN, se retournant vers miss Odelson.
C'est à sa Grâce....
MISS ODELSON, avec mépris.
Osez-vous en ce jour....
FLATTEMAN , en sortant.
Non, c'est une autrefois que je ferai ma cour.
Madame FOLLEVILLE, Sir HARVEY , HENRI, CLARA, Miss ODELSON.
miss ODELSON , à Henri.
Je vais vous affliger. Cet hymen qu'on veut faire , Qui semble arranger tout, ne peut me satisfaire.