‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 24 sur 400 · SCÈNE XIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIL

ROSETTE, BELAMI, VERSAC.

ROSETTE

Ah ! monsieur est occupé. Parlez-moi de cela; maintenant il a mi air... il a un air raisonnable.

BELAMI.

Oui, mais ne vous y fiez pas toujours.

» VERSAC, d'un ton tranquille.

Commençons notre rôle de sage. ( Haut. ) Vous vous trompez, mon cher, si je me suis oublié un nistant avec mademoiselle , c'est que dans ce moment , i'avais la tête un peu échauffée par le vin que vous m'avez fait boire. ,

BELAMI.

Que je vous ai fait boire , moi ! C'est lui au contraire <|ui voulait toujours trinquer.

VERSAC

J'espère que madame voudra bien m'excuser si je me suis écarté des bornes de la décence.

4o L'OFFICIER ENLEVE.

ROSETTE, embarrassée.

Mon dieu, monsieur, il n'y a pas de quoi. Il m'embarrasse à présent.

VERSA c.

Un jeune homme bien élevé ne doit jamais exposer une femme à rougir.

BELAMI.

Quel diable de langage à présent!

VERS AC

Il faut être très-circonspect avec les jeunes personnes. Maxima debeiur puero i^everentia.

ROSETTE

Qu'est-ce qu'il dit donc?

BELAMI.

Ce n'est pas là de l'allemand , à coup sûr.

VERSAC , à part.

Maintenant l'inconnue peut venir, et puisqu'elle aime les jeunes philosophes, toute ma philosophie est à son service.

ROSETTE

Eh bien! il me plaît davantage quand il est un peu insolent : c'est plus gai au moins.

( Pendant cette petite scène , des domestiques ont rais le couvert . ) VERSAC.

Ah! la table! deux couverts! cela va bien. J'ai une envie de voir mon inconnue ! et j'ai de plus un appétit d'enfer !

BELAMI.

Voici madame.

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